Boxing squad Nice, le combat dans la peau

Aldric Cassata, membre fondateur du Boxing squad

Membre fondateur du Boxing squad en compagnie de Mickaël Micallef, Aldric Cassata a mis sa carrière de combattant entre parenthèses pour développer un projet dans lequel il n'a pas hésité à investir ses économies. Ancien pensionnaire du centre de formation de l'OGC Nice, le robuste gaillard évolue désormais dans un environnement où les contacts sont bien plus rudes.

Depuis combien de temps le MMA fait-il partie de votre vie ?

Je m'entraîne sérieusement depuis 2004-2005. Avant, je faisais du karaté shidokan. Mais j'avais déjà envie de me tourner vers le MMA.

Comment avez-vous procédé pour intégrer le monde professionnel ?

En 2007, j'ai quitté la France, je suis parti au Brésil, en Europe de l'Est et aux Etats-Unis. Ces voyages m'ont permis de progresser et de remarquer qu'il y a plusieurs façons d'appréhender ce sport. En Russie, la protection de l'intégrité physique des fighters est assez aléatoire. C'est vraiment rustre, à la dure. Au Brésil, j'ai passé six mois dans le Nordeste, à Recife. Matin, midi et soir, j'étais dans la meilleure académie du monde de jiu-jitsu brésilien. Là-bas, il y a beaucoup de travail au sol, j'ai acquis de très bonnes bases dans ce domaine.

Ces voyages vous aident-ils pour gérer votre structure au quotidien ?

Bien sûr, je m'inspire de beaucoup de choses que j'ai pu voir à cette époque. Christophe Midoux (l'un des pionniers français du MMA) m'avait donné un conseil avant mon départ. Il m'avait dit "Note tout ce que tu vas faire". Je l'ai écouté et je relis mes carnets tous les jours. Honnêtement, je pense que l'on n'a rien à envier à d'autres salles françaises ou européennes. 

Sur quels éléments vous appuyez-vous pour affirmer cela ?

Pour chaque discipline, on a des entraîneurs de qualité. Michel Salvadori est champion du monde de grappling, plusieurs fois médaillé au niveau international en jiu-jitsu brésilien, comme Redouane Ait-Said. Au niveau de la préparation physique, Jérôme Vaulerin est très qualifié et c'est un spécialiste des sports de combat. Il prépare un doctorat à la fac de sport de Nice.

Avez-vous conscience de la mauvaise réputation de votre discipline ?

Evidemment, mais on ne pense pas constamment à ça. Nous, on sait bien que ce ne sont pas les jeux de Rome… Les gens qui sont ici ont la tête sur les épaules. Le but, ce n'est pas de les envoyer au casse-pipe. On les engage dans des combats seulement si c'est jouable. Jusqu'à présent, personne n'est revenu décalqué. On veut que nos pros fassent de longues carrières.

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