M.-C. Moreno : "C'est une véritable ruche"

Membre de l'administration monégasque depuis vingt ans, Marie-Cécile Moreno a été nommée à la direction du complexe en 2004, après avoir occupé le poste de chef du service des sports de la mairie de Monaco (elle avait alors 27 ans). Méticuleuse et impliquée, elle évoque ce bâtiment qui occupe ses journées et ses pensées.

On croyait plutôt bien connaître le stade Louis-II et on a failli se perdre à de nombreuses reprises lors de notre visite…

Oui, c'est ce qui se passe souvent. On peut s'y perdre très facilement. C'est un mille-feuilles. Moi-même, j'ai dû mettre deux mois avant de bien m'orienter quand je suis arrivée ici. Pourtant, j'avais passé des heures sur la piste… (elle a notamment disputé les championnats du monde juniors d'athlétisme en 1988 et les Jeux des Petits Etats à Chypre l'année suivante)

Qu'est-ce qui fait la particularité de cette enceinte ?

Les gens croient entrer dans un stade classique. Mais quand ils le visitent, ils se rendent compte que c'est une véritable ruche, ils sont éblouis. Le Louis-II s'intègre très bien dans un paysage méditerranéen. Ce qu'il y a de particulier ici, c'est aussi le rythme auquel vit cet espace. Tôt le matin, les scolaires arrivent dans les salles et se relayent jusqu'à 17 h 30 ou 18 heures. Ensuite, jusqu'à la fermeture, les clubs s'entraînent à leur tour. Quasiment tous les jours de l'année, nous avons de l'activité ici.

Qu'est-ce que cela implique concernant la gestion du site ?

Nous devons chaque année faire des travaux de réaménagement, d'entretien ou de remise à niveau. En matière d'étanchéité, de climatisation ou de chauffage, nous effectuons régulièrement des réfections. Nous venons par exemple de changer le parquet de la salle de basket, nous avons tiré des câbles pour permettre l'installation de panneaux à LED. Toujours dans cette salle, nous devrions refaire l'éclairage l'an prochain, avec un système de réamorçage à chaud.

A quel organe votre service est-il rattaché ?

L'administration du stade est un service gouvernemental, sous tutelle de la Direction de l'Education nationale, de la Jeunesse et des Sports. Une Direction elle-même placée sous la responsabilité du Département de l'Intérieur.

De quelle manière fonctionnez-vous avec les différents usagers du stade ?

Notre rôle est de faire en sorte que tous les équipements soient opérationnels lorsqu'un événement a lieu. Nous sommes en quelque sorte des prestataires de services. Nous travaillons en collaboration avec toutes les sociétés extérieures. 

Quelles améliorations prévoyez-vous à court terme ?

Notre prochain challenge sera d'étendre le contrôle d'accès des sportifs. Tous les licenciés auront une carte électronique mentionnant leur nom et leur section pour entrer dans le stade. On pense que tout sera opérationnel vers novembre/décembre. Concernant le futur, nous espérons que la ZAC Saint-Antoine, qui sera dotée de salles polyvalentes, nous offrira une bouffée d'air. Actuellement, nous sommes "à bloc". Il n'y a aucun espace disponible dans le stade. Il y a même une liste d'attente pour les locaux commerciaux.

Publié le

Vous aimez cet article, partagez-le :