William Accambray : “Mon objectif, les JO de Rio”

Récemment opéré des ligaments croisés, l’international William Accambray suit actuellement sa rééducation au CERS de Saint-Raphaël. Un séjour de trois semaines dans sa région natale, qui permet au champion Olympique de joindre l’utile à l’agréable. Partagé entre ses séances de kiné quotidiennes et les moments de détente avec ses proches, il a tout de même accepté de revenir avec nous sur sa première saison au PSG, sa vie parisienne et son avenir, notamment en équipe de France.

William, tout d’abord, où en êtes-vous de votre rééducation?

Je me suis fait opérer il y a quatre semaines et j’en suis à ma troisième semaine de rééducation au CERS de Saint-Raphaël. Ça se passe bien, je suis un peu en avance sur les prévisions et chaque jour je progresse un peu plus. Je bosse tous les jours de la semaine. Les matinées sont consacrées à la préparation physique et l’après-midi je suis entre les mains des kinés. Je reste ici encore une grosse semaine, avant de retrouver mes coéquipiers parisiens pour la reprise le 21 juillet. La suite de ma rééducation se fera sur Paris avec les kinés du club. 

Pour quelles raisons avez-vous choisi Saint-Raphaël pour venir vous soigner?

Comme je suis originaire de Cannes et que je reviens chaque été dans la région, j’ai choisi Saint-Raphaël pour me sentir un peu en vacances quand même (rires). Ça me permet de faire ma rééducation tout en voyant mes proches le week-end. J’ai ma maman, ma soeur et ma grand-mère pas loin, sans oublier les amis que je n’ai pas l’occasion de voir souvent au cours de l’année. En plus, le CERS de Saint-Raphaël est un centre très réputé et j’ai la chance d’être hébergé chez mon ami Tom Guillermin (joueur du Saint-Raphaël Var Handball) juste à côté. Il n’y avait vraiment que des avantages à venir faire ma rééducation ici.

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Votre retour sur les terrains est prévu pour quand ?

Les ligaments croisés c’est au minimum 5-6 mois d’arrêt après l’opération. Je ne ferais pas la bêtise de vouloir reprendre plus tôt, donc avec les kinés du club, on s’est fixée une fourchette de reprise qui se situe entre décembre et janvier, pas avant.

Malgré cette blessure, vous avez participé à la grande majorité de la belle saison du PSG Handball. Quel bilan tirez-vous sportivement de votre première année parisienne?

Je suis très satisfait. Même si au début ça a été un peu compliqué, ça m’a fait du bien de changer d’environnement et de club après presque 10 ans à Montpellier. J’ai mis un peu de temps au démarrage mais, passé le premier mois, tout est allé beaucoup mieux. J’ai fait une préparation physique de mon côté pour me remettre encore plus en forme et petit à petit je me suis adapté aux nouveaux entraînements. J’ai eu la chance d’avoir beaucoup de temps de jeu malgré la concurrence à mon poste avec Daniel Narcisse et Mikkel Hansen. J’ai fait une très bonne deuxième partie de saison jusqu’à ma blessure (le 30 avril) et on a décroché trois titres sur le plan national. Je suis donc très content de cette première saison au PSG.

“Je me suis fait très vite à la vie parisienne”

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En dehors du terrain cette fois, n’a-t-il pas été trop dur de quitter le sud pour la région parisienne ?

Non, je me suis fait très vite à la vie parisienne. Au bout de quelques semaines seulement je me sentais déjà chez moi. J’ai pris mes petites habitudes. Ça m’a également permis de faire certaines sorties que je ne faisais pas forcement auparavant. Aller au théâtre par exemple. J’ai fait un peu le touriste aussi. La Grande roue de la Concorde, le Louvre... le genre de choses qui changent un peu du sud.

“Ça va sûrement être juste pour l'Euro ”

C’est la première fois de votre carrière que vous vous blessé grièvement. Est-ce que cela vous inquiète pour la suite ?

Non je ne suis pas inquiet, je suis même plutôt confiant. Si on est sérieux, on revient très bien des croisés de nos jours. Si tout va bien, je devrais revenir à la période des championnats d’Europe avec l’équipe de France (du 17 au 31 janvier 2016 en Pologne). Les choses n’ont pas été clairement définies avec le club, ça dépendra aussi de ma guérison, mais je me fais déjà à l'idée de ne pas pouvoir y participer. Mon véritable objectif avec l’équipe de France, ce sont surtout les jeux de Rio l’été prochain. Je vais tout faire pour retrouver rapidement mon meilleur niveau, faire une grosse seconde partie de saison avec le PSG pour gagner ma place.

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Votre retour en équipe de France passera forcement par de grosses performances en club. Est-ce que la signature à votre poste d’un certain Nikola Karabatic ou encore de l’international Danois, Henrik Mollgaard, peut compliquer les choses ?

Ça ne me fait pas peur, au contraire, ça me motive! Même si notre effectif sera pléthorique l’an prochain, avec 4 anciens meilleurs joueurs du Monde (Omeyer, Karabatic, Hansen et Narcisse), une équipe ça tourne. J’aurais la chance de revenir à une période où mes coéquipiers seront fatigués, alors que moi j’aurais vraiment envie de jouer. J’espère apporter un coup de boost à l’équipe. En plus, l’entraîneur (Noka Serdarusic - Ancien entraîneur de Aix et Kiel) est assez intelligent et expérimenté pour gérer les égos de tout le monde. Il saura faire souffler les joueurs quand il le faut et j’aurais ma chance.

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“L’équipe de France, le plus dur c’est d’y rester”

Pour regagner votre place en bleu, il va falloir aussi faire face à la concurrence de jeunes très talentueux ?

C’est vrai que depuis quelques temps on voit arriver de plus en plus de jeunes dans cette équipe et avec le départs des anciens, je commence à faire partie des plus vieux. Des joueurs sont appelés mais une fois sélectionnés en bleu, l’objectif pour tout le monde c’est d’y rester. C’est la chose la plus dure et ça demande beaucoup de travail. Je vais essayer de regagner ma place et après, pourquoi pas, prendre un rôle plus important dans l’équipe.

Comment voyez-vous l’avenir de cette équipe de France ?

Comme on l’a dit, il y a des jeunes très talentueux qui arrivent et qui se mettent tout de suite au niveau. Ça oblige les anciens à faire beaucoup d’efforts pour rester au top. Ce mélange entre jeunesse et expérience, c’est ce qui fait la force de cette équipe de France. C’est pour ça qu’elle a d’aussi bons résultats depuis des années et que, selon moi, elle continuera à en avoir.  

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