Dossier

L'AS Cannes vers les hautes sphères

Encore en Nationale 2 en 2009, le club cannois évolue aujourd'hui en D2, l'antichambre de l'élite. La saison dernière, sa première à ce niveau, l'AS Cannes a obtenu un bon maintien malgré des périodes difficiles. Une solide base de travail pour viser encore mieux.

À l'ouest de Cannes, du nouveau sous le soleil. En quelques années, le handball féminin a su se faire sa place parmi les formations de haut niveau déjà bien enracinées dans la ville. Une quête d'excellence dont le centre névralgique se situe aux Muriers, petit gymnase anonyme du quartier de La Bocca. 

Là, sans faire de bruit, l'AS Cannes a gravi les échelons un à un, pour atterrir en Division 2 l'an dernier. Durant les premières semaines de compétition, on aurait pourtant pu croire que les filles au maillot rouge et blanc étaient de vieilles routières de ce championnat, tant leur démarrage était emballant. 

Quatre victoires en cinq matches, une place dans le haut de tableau… Tout roulait, mais la belle mécanique s'est grippée. "On a flanché en milieu de saison, on a toutes perdu un peu de lucidité. Même si les observateurs ne nous voyaient pas forcément rester en D2, je pense qu'on aurait pu se maintenir plus sereinement", résume la souriante arrière Kafilou Gomis. 

Pour celle qui avait déjà évolué à ce niveau avec Bouillargues, il y a cinq ans, les choses n'ont pas été aussi simples que prévu : "C'était ma première saison avec Cannes. Personnellement, j'étais catastrophique en début de saison. J'avais des douleurs au genou. Par la suite, j'ai réussi à me retrouver et j'ai pu soutenir mes copines."

Cassure

Au-delà des performances individuelles, des relations compliquées entre le groupe et l'entraîneur, Jean-Louis Leblond, ont considérablement compliqué la mission des Ascéistes. Présent sur le banc lors de la montée de l'équipe de la N1 vers la D2, ce dernier n'a pas eu l'occasion de boucler sa deuxième saison à la tête du collectif cannois. 

"Entre nous, on s'entendait bien, mais le dialogue avec l'entraîneur était difficile. Petit à petit, les filles ont commencé à lâcher. Finir la saison comme ça, ç'aurait été dur. L'arrivée de Davor a fait du bien. On a senti un groupe plus solide, plus investi", poursuit "Kafi" Gomis. 

Davor Brkljacic, jusqu'alors entraîneur des moins de 18 ans, a donc été choisi par le président Philippe Pineau, pour endosser le rôle de pompier de service. "Philippe cherchait une solution en interne. Pour moi, c'était une bonne expérience. J'avais déjà connu la D2, mais avec les garçons à Besançon. Me retrouver à coacher l'équipe première ici, ce n'était pas du tout un souhait de ma part. Je préfère travailler avec les jeunes. Là, on était dans l'urgence", expose le technicien croate. 

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