"Monaco a un projet qui me correspond"

L'AS Monaco tient sa première recrue. Rudy Nivore, 28 ans, formé au Paris Handball, l'ancien caennais sera asémiste pour deux saisons. Présentations.

Voilà maintenant 10 ans que Rudy Nivore a quitté la Martinique pour rejoindre l'hexagone et le Paris Handball pour commencer une carrière qu'il va continuer à l'AS Monaco dès la saison prochaine. De Chartre en passant par Caen, il a accepté de revenir sur son passé et les raisons qui l'ont amenées à rejoindre l'équipe de Xavier Mangematin.

Vous avez signé votre premier contrat professionnel à Paris, que retenez-vous de vos débuts là-bas ?

Je garde des bons souvenirs de mes débuts en France. J'ai commencé en 2e Division où j'ai pris le relai de Cédric Sorhaindo qui est devenu par la suite mon parrain au club. Deux ans après mon arrivée dans la capitale, en 2008, j'ai signé mon premier contrat professionnel. L'équipe était alors montée en D1 et je jouais pas mal, entre 45 et 50 minutes par match. Et puis en 2012, les Qataris ont racheté le club. Beaucoup de grosses pointures sont arrivées, comme Luc Abalo par exemple. Je n'ai plus trop joué en équipe première, mais plus avec la réserve qui évoluait en N3. Mais je n'ai aucun regret car je m'entrainais avec la D1 lors de ma dernière saison à Paris (2012-2013) et ce fut une année riche en enseignements. A chaque entrainement, on apprenait des choses avec des joueurs de classe internationale qui ne nous prenaient pas de haut. Ils avaient une autre vision du handball et c'était enrichissant.

Vous partez ensuite au Chartres MBH 28 qui évoluait en D2, comment s'est passée la transition ?

Quand je suis arrivé à Chartre, je suis sorti un peu de la zone de confort que j'avais au PSG Handball. J'ai dû m'adapter à un nouveau style de jeu. Je me suis fait une petite élongation dès le début de saison, qui m'a fait manquer les deux premières journées mais rien de grave. Finalement, de ces deux ans, je n'en garde que du positif. Le président du club m'a remercié quand je suis parti et m'a dit que j'avais été un des éléments phare de l'équipe. Il m'a fallu une petite année d'adaptation mais la seconde, j'ai vraiment pris du plaisir. On a arraché les play-offs et terminé champion de France de D2. Que du positif !

Pourquoi décidez-vous alors de rejoindre Nanterre pour la saison 2015-2016 qui évolue en Nationale 1, alors que vous pouviez jouer à plus haut niveau ?

C'était une saison un peu à part. Une saison où les clubs étaient un peu instables économiquement. Et puis je voyais la vie autrement. Ma femme était enceinte et j'avais envie de reprendre les études. Lorsque j'étais au pôle espoir en Martinique, on nous a toujours dit que les études étaient vraiment importantes. J'avais aussi des amis à Nanterre, car à Paris, lorsque les joueurs ne passaient pas professionnels, ils partaient là-bas. Et pour de la Nationale 1, le niveau était de qualité. On a terminé 5e du championnat. C'est ma vie privée qui m'a dicté ce choix.

A l'issue de cette saison, Xavier Mangematin vous contacte, mais vous choisissez Caen à Monaco …

Oui mais Xavier (Mangematin) a bien compris pourquoi j'avais fait ce choix-là. Caen évoluait en Pro Ligue (pour l'équipe première, la réserve étant aussi en N2) et Monaco en Nationale 2. J'avais envie de tenter ma chance là-bas. J'ai pu montrer mes qualités, à savoir que je suis un pivot extrêmement défensif et cela m'a toujours aidé dans ma carrière. C'est un peu ma marque de fabrique. Mais ça n'a pas été une année facile sur le plan privé et professionnel. J'ai perdu mon plus jeune frère dès le début de la saison, j'ai essayé de surmonter ça, mais le club attendait sûrement plus de moi et ne m'a peut-être pas donné assez de confiance.

Qu'est ce qui vous a poussé à accepter l'offre de Monaco un an après ?

A Caen, ce n'était pas une saison comme les autres. Xavier est quelqu'un qui me suit épisodiquement depuis que je suis jeune. Il est passionné parce qu'il fait et veut vraiment atteindre la N1. Ce que vise l'AS Monaco, c'est la montée et je suis très motivé pour atteindre cet objectif, c'est un projet qui me correspond. Des montées dans ma carrière j'en ai connues. Le coach m'a déjà envoyé des fiches de préparation pour que je puisse commencer à m'entraîner. Je n'ai pas encore vu les joueurs, mais je suis déjà venu à Monaco pour rencontrer les gens du club et visiter les installations. Pour l'heure, je me ressource en Martinique et je serai à Monaco dès le début de la préparation pour commencer un nouveau pan de ma carrière.

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