Fernández Roura, le "petit" plus du Cavigal

Le Cavigal Nice handball, toujours en lice pour l'accession en Pro D2, peut compter sur sa "star", Eduardo Fernández Roura. Arrivé en début de saison en provenance de l'Atletico Madrid qui a déposé le bilan, le pivot espagnol est passé en une année des joutes de la Ligue des champions au championnat de Nationale 1.

Ce week-end, les hommes de Claude Mirtillo sont allés gagner dans la salle du ROC Aveyron (33-27). Une victoire qui les laissent au contact du leader, Pau Nousty, pour la montée en Pro D2. A six journées de la fin (avec cinq points de retard sur la tête), les Niçois n'ont quasiment plus le droit à l'erreur.

Au téléphone et avec un accent bien ibérique, Eduardo Fernández Roura revient sur ce match. "C'était un match très dur, on a bien joué. Même quand on était menés, le groupe s'est bien comporté. On a fait du bon boulot. On gagne et c'est le plus important." 

En recrutant "Edu" cet été, le Cavigal ne s'est pas trompé. L'ancien international, aujourd'hui âgé de 35 ans, a évolué au plus niveau, en France comme en Espagne (Chambéry, Valladolid, Atlético Madrid). Le club veut se servir de l'expérience du natif de Barcelone pour gravir les échelons. Cette arrivée prouve aussi la bonne santé financière de la structure niçoise.

"Une première année d'adaptation"

En venant à Nice, le pivot d'1,90m pour 119 kg savait pertinemment que la qualité de jeu ne serait pas la même. "Il y a bien entendu un écart de niveau sur le terrain, mais aussi au niveau des infrastructures. Jouer devant 300 personnes, c'est pas la même chose que devant 15 000. Mais ça ne me dérange pas."

Changer d'équipe, de championnat et de pays, autant de choses que Roura a dû gérer. "Pour moi, c'est une première année d'adaptation avec un nouveau coach, de nouveaux coéquipiers. Parfois, je me dis que j'aimerais mieux faire, mais je dois surtout m'adapter. Ma famille se sent bien ici, c'est essentiel."

1620373 10151993992023049 492934489 N

Sa venue sur la Côte d'Azur a été facilité par Xavier Barachet, un de ses anciens coéquipiers à l'Atlético et surtout le fils du président du club, Jean-Marc Barachet. "On a parlé avec Xavier, le projet du club était intéressant et je me voyais dedans. Je n'ai pas réfléchi longtemps. Dès mon arrivée, tout le monde m'a bien accueilli. Et puis, je connaissais déjà la France (il a évolué à Chambéry de 2002 à 2006)."

"J'ai signé pour quatre ans
et pour un projet à long terme"

Depuis deux ans, le club niçois tente d'atteindre les barrages pour monter au niveau supérieur. Cette saison sera peut-être la bonne. Avec la volonté de faire venir des joueurs d'expériences, cela va dans le bon sens. "C'est un club qui veut progresser et qui s'en donne les moyens", assure le colosse catalan.

"J'ai signé pour quatre ans et pour un projet à long terme. Je veux faire monter le club. L'équipe doit continuer à travailler, mais chacun montre de l'envie. Dans les équipes de jeunes, il y a de très bons éléments qui pourront venir nous renforcer. L'apport de nouveaux sponsors et d'aides financières doit aider le club à se construire."

Jusqu'à mi-mars, le championnat de N1 fait une petite pause. L'occasion pour la formation niçoise de recharger les batteries avant la dernière ligne droite décisive. " Dans deux week-ends, on reçoit Martigues. Pour croire encore à la montée, on doit gagner tous les matches et espérer un faux pas devant."

Publié le

Vous aimez cet article, partagez-le :