Fabrice Blonbou (coach de l'OAJLP - N2F) ; " On est à notre place"

Les filles de l'Olympique d'Antibes recevront Jacou Clapiers, demain à la salle Saint-Claude (20 heures). Actuellement quatrièmes de leur poule de Nationale 2, les promues ont effectué une bonne première moitié de championnat. L'entraîneur, Fabrice Blonbou, fait le point avant la 11e journée.

Arrivé de Cannes, où il entraînait l'équipe de Nationale 3 (la réserve du groupe pro), qu'il a quittée après une deuxième montée consécutive, Fabrice Blonbou, a toujours opéré dans le hand féminin. Passé par la D2 avec les Alsaciennes de Kingersheim, à la fin des années 90, il a également connu la première division et la coupe d'Europe en Italie, pendant dix ans.

Lors de sa prise de fonctions à l'Olympique d'Antibes Juan-les-Pins (OAJLP), les dirigeants lui ont demandé d'obtenir un maintien "confortable". Un objectif que son équipe est en passe d'atteindre, bien avant le clap de fin du championnat. Entretien.


Vous avez effectué un recrutement ambitieux(1) durant l'intersaison. Votre objectif, c'était "seulement" d'assurer votre place dans cette poule de Nationale 2 (quatrième niveau français, ndlr) ?

Tout le monde nous pose cette question. C'est vrai qu'on a fait venir de bonnes joueuses, dont des filles qui ont déjà évolué plus haut. Mais les dirigeants nous ont demandé d'obtenir un maintien confortable. Finalement, les choses se sont bien enchaînées et on s'est pris au jeu. Maintenant, on a sept victoires au compteur. Même si ce n'est pas fait mathématiquement, il est vrai qu'on a fait le plus gros du chemin.

Avant la trêve, vous avez chuté face à Cannes (32-23). Comment avez-vous analysé cette troisième défaite de la saison ?

On restait sur une victoire contre Voiron (26-23 à domicile), mais on n'avait pas livré une bonne prestation. La semaine suivante, on n'a pas bien joué non plus. Et comme l'adversaire était plus fort, ça n'est pas passé. Les filles étaient fatiguées physiquement, mais je crois que c'est surtout l'usure psychologique qui nous a posé des problèmes. Comme nous avons passé quelques tours en Coupe de France, nous n'avons eu qu'un week-end de libre depuis le début de saison.

Qu'avez-vous fixé comme ligne de conduite
à votre effectif avant de le laisser partir en vacances ?

J'ai dit à mes joueuses de vraiment en profiter pour faire un break et se ressourcer. Je leur avais aussi demandé de s'entretenir un peu. Je ne vais pas épiloguer, mais… Je suis assez perfectionniste et sur ce point, je ne serai jamais vraiment content. On a repris cette semaine. Pour être tout de suite dans le bain, on a fait une séance d'entraînement par jour.

Ce n'est jamais simple de trouver
la bonne cadence après une coupure…

Ça, c'est sûr. En tout cas, il ne faut jamais s'attendre à voir de beaux matches au mois de janvier. L'autre jour, j'ai assisté à la rencontre de Coupe de France entre Nice et Cannes (respectivement pensionnaires de D1 et de D2) et il y avait beaucoup d'erreurs techniques. Pendant cette période-là, il faut essayer d'être plus propre que son adversaire. On va dire que c'est le "moins pire" qui s'en sort. Pour nous, ce sera pas simple. On joue demain contre Jacou Clapiers, qui évolue depuis plusieurs années en N2, puis on recevra La Garde, co-leader du championnat avec Toulon/Saint-Cyr.

Globalement, comment jugez-vous le niveau de la Nationale 2 ?

Je ne le trouve pas exceptionnel. Il y a les quatre équipes de devant, dont nous faisons partie. Ensuite, on a un petit ventre mou et des équipes de bas de tableau assez faibles. Je ne les vois pas faire une deuxième partie de saison vraiment meilleure et aller gagner des points face à des formations de tête.

Antibes pourrait-il faire office
de candidat crédible pour une montée en N1 ?

Là, je pense que nous sommes à notre place. On a de bons éléments, mais pour le moment, c'est plutôt une somme d'individualités. Ce n'est pas vraiment surprenant, puisque cinq joueuses sont nouvelles ici. Si on reste dans cette lignée et que le groupe ne bouge pas trop, je pense qu'on pourra se mêler à la lutte pour l'accession, avec un ou deux renforts de qualité. Je pense qu'à côté de Nice et Cannes, il y a de la place pour un club en N1 sur la Côte d'Azur.

Vous aussi, vous êtes nouveau à l'OAJLP.
Êtes-vous satisfait de votre choix ?

Oui, tout se passe très bien. On avance dans un climat de sérénité, les gens sont à disposition de l'équipe et les dirigeants mettent un point d'honneur à traiter les seniors hommes (N3) et les filles de la même manière. Ici, l'ambiance est plutôt familiale.


1. Kafilou Gomis (Cannes, D2), Lisa Crespin, Mélanie Kimmoun (Cannes, N3), Orianne Echevique (Bergerac, N1), Ophélie Bel (Vallauris, PNF) et Céline Berson (Blainville, PNF).

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