Katelyn Ohashi, la gym en joie

Apporter de la joie

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Si elle prend cette blessure comme une "bénédiction", pendant deux ans, l'adolescente traverse une période de questionnement pendant laquelle elle découvre l’écriture et la poésie. Deux passions qu’elle a encore aujourd’hui. Éloignée pendant cette période des praticables, elle décide de quitter l’élite pour s’orienter vers une carrière universitaire. En 2015, elle rejoint l'université de Californie à Los Angeles (UCLA) grâce à une bourse sportive et commence à s'entraîner sous la houlette de Valorie Kondos Field, alias Miss Val. Le début d’une deuxième carrière, même si là encore, tout n’a pas été simple. “Pendant la première année, elle s’est rebellée”, raconte Miss Val. "Pendant un meeting d’équipe, elle nous a annoncé sans aucune honte qu’elle ne voulait plus être la meilleure. Ma première pensée a été : alors pourquoi devrais-je honorer cette bourse. Et puis j’ai réalisé. Elle ne détestait pas la gym, mais tout ce qui était associé à cette excellence. Elle ne voulait plus être une gagnante, parce que cela lui avait coûté sa joie de vivre. J’ai pris une grande inspiration, je lui ai dit que nous allions d’abord construire une relation de confiance et que j’étais plus préoccupé par elle en tant que personne qu’en tant qu’athlète."  Du temps, de l’énergie, beaucoup de repas en tête-à-tête où sa coach mettait un point d’honneur à ne pas parler de gymnastique. 

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Au fil des années, une relation très forte se noue entre les deux femmes, qu'elles partagent encore aujourd'hui. Et Katelyn retrouve le plaisir sur le praticable. "Elle nous permet d'être qui nous sommes. Elle nous aide vraiment à nous trouver et surtout elle nous permet d'être nous-mêmes", explique la jeune femme qui, en parallèle, mène des études en "Gender Studies" (études des genres). "Elle a trouvé sa voie dans les questions sociales, des problèmes sociaux, la lutte contre le harcèlement et le "body-shaming. C'est formidable de la voir s'épanouir en tant qu'être humain. D'autant que cela rend en plus sa gym encore meilleure", explique Miss Val. Ce que confirme l'athlète. "J'avais l'impression d'avoir un autre but, en plus d'être une gym. Je n'avais pas besoin de la gymnastique pour prouver qui j'étais. Je pratiquais uniquement parce que j'adorais ça et que je pouvais apporter de nouvelles perspectives dans le gymnase".  Pour preuve, dès 2016, elle enchaîne les résultats, en équipe, comme en individuel. Au cours de sa carrière universitaire, elle empochera même onze fois la note parfaite (10) dont six rien qu'au sol. 

Aujourd’hui, son diplôme en poche la jeune femme a pris sa retraite de la compétition. Mais pas dans la gymnastique. "J'ai appris tout ce qu'il y avait à apprendre. Cela fait 19 ans que je fais de la gym, j'ai envie de m'épanouir dans un autre domaine". Et la jeune femme fourmille de projet. Shooting photo, conférence anti-, poésie, envisage même d'écrire un livre. On n’a pas fini d’entendre parler de Katelyn Ohashi.

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