Challenge inter-entreprises au Monte-Carlo Golf Club : un "par 3" réussi

L'équipe du Monte-Carlo Golf Club souhaitait instaurer une tradition. On dirait que c'est chose faite. Le 20 juin, la troisième édition du Challenge inter-entreprises, imaginé par Frédéric Ruffier-Meray, professeur de golf, et validé par le président Maître Henry Rey, a été partagée par treize équipes. Ce 18 trous semble désormais incontournable en Principauté.

Comme à l'accoutumée, les convives avaient rendez-vous à 9 heures pour le départ. Pour ces sociétés de Monaco, c'était l'opportunité de se revoir ou de se rencontrer tout en tapant la balle lors d'une compétition amicale. 

Aux alentours de 8 h 15, on savourait encore le profond silence des hauteurs du mont Agel. Seuls les ronronnements des bolides de luxe venaient couvrir, l'espace d'un instant, le chant des oiseaux. C'est aussi pour cela que l'on affectionne le golf. Pour ces moments de tranquillité et de contact avec une nature épanouie et vivace.

Les joueurs matinaux ne se faisaient pas attendre. Ils arrivaient en avance pour la plupart, et se préparaient tranquillement. Ils enfilaient leurs chaussures de golf et disparaissaient dans le club house. On y dégustait un café et une légère collation, avant de venir régler sa technique sur l'herbe humide du trou numéro 1. L'occasion de réaliser le réveil musculaire indispensable avant de s'embarquer pour une compétition de quatre heures, mais aussi de saluer les camarades qui arrivaient par vagues.

"Ne partez pas,on voudrait faire une photo"

Tout à coup, coup de klaxon. Charles Houtart, directeur du golf, signalait l'imminence du départ. Les treize équipes engagées se retrouvaient devant les escaliers. L'effet de groupe créait un peu de dissipation. On se mettait à parler fort et à laisser éclater quelques rires. "Le départ se fera dans 10 minutes", annonçait le directeur. "Oh non, non !", répondait un plaisantin. 

Ça ne décourageait pas Charles Houtart, qui s'empressait de poursuivre l'énumération des consignes. "Au trou numéro 15, vous taperez une seconde balle qui ne comptera pas pour la compétition. Vous testerez les clubs Honma lors d'un concours de drive", s'égosillait-il. Frédéric Ruffier-Meray entamait la distribution des cartes de score derrière lesquelles était inscrit le trou de départ de chaque équipe. 

"De cette manière, ils débutent et terminent la compétition à peu près tous en même temps", expliquait-il. Alors que chacun cherchait le nom de son équipe sur les voiturettes, le directeur rappelait tout le monde à l'ordre. "Ne partez pas, on voudrait faire une photo de groupe."

Un parcours international

La chance était du côté du mont Agel ce matin-là. Le brouillard avait passé son tour et le soleil s'affairait à caresser chaque parcelle de terrain. La maison Façonnable avait prévu le coup et distribuait ses panamas à tous les compétiteurs. "Nous avons rallongé le parcours", lançait Frédéric, tout en préparant la voiturette dans laquelle nous allions embarquer. 

"Cela fait plusieurs années que nous l'agrandissons. Il fait désormais 6 008 mètres. Le but est multiple. Maître Henry Rey souhaitait que le golf soit plus compétitif et attrayant. Il le connaît comme sa poche et ne se lasse jamais de le bonifier. Aussi, nous voulions qu'il soit homologué par l'association internationale de golf, de façon à accueillir à nouveau des compétitions de haut niveau. Pour cela, le parcours devait faire au moins 6 000 mètres." 

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