Challenge des sociétés : réunion de clubs au sommet

Fort d'une première édition réussie en septembre dernier, le Monte-Carlo Golf Club (MCGC) a organisé son deuxième challenge des sociétés, le 21 juin. Toujours autant de bonne humeur, une soixantaine de participants et du soleil, ce fut la confirmation du succès de cet événement.

Arrivé sur le Mont-Agel, on s'attendait à sentir la température dégringoler un peu. Neuf cents mètres d'altitude, ce n'est pas rien. En réalité, le soleil avait reçu son invitation lui aussi. Il n'avait pas hésité à prendre part à ce 18 trous festif et chauffait déjà les casquettes des golfeurs sur le perron du Club House. 

"Le gagnant est sur la photo !", entend-on au milieu d'un brouhaha rieur. Nous approchons de 9 heures et il est temps d'immortaliser la journée. Le photographe intime à la joyeuse bande de faire silence, histoire qu'elle ne soit pas trop floue.

"Départ dans dix minutes", lance Charles Houtart, le directeur du golf, poussant sa voix, une trompette à la main. Puis s'adressant à nous  : "Soixante joueurs, représentant quinze sociétés, c'est ce qu'on souhaitait. On a fait le plein !", s'exclame-t-il. 

Puis il embarque dans une voiturette et disparaît afin d'aller sonner le top départ plus loin. De notre côté, nous partons faire le tour des équipes avec Frédéric Ruffier-Meray, professeur au Monte-Carlo Golf Club.

Glacière pleine

En bas du trou numéro 7, nous rencontrons l'équipe A'Trego. Stéphane Porato, Franck Berti, Gregory Campi et Chritophe Gori donnent de la voix. Ça a beau être une compétition amicale, les gars restent concentrés et s'encouragent. 

"Pousse sur tes pattes arrière ! Ouh ! Ça a de la gueule, ça !", lance Porato alors qu'un de ses coéquipiers vient de frapper. "Le trou numéro 7 est un par 4. C'est le plus difficile. Il est assez long (400 mètres, ndlr), étroit et a beaucoup de bunkers", explique Frédéric Ruffier-Meray. 

"On n'est pas réveillés encore. Ça tape pas", rapporte Berti, pas content de son geste. Pendant que ses camarades le taquinent, il se justifie. "J'ai testé un drive qui tirait tout seul ! Maintenant, j'y arrive plus." 

Mais on ne se laisse pas abattre. Du côté d'A'Trego, on avait tout prévu. Les joueurs ont garni la voiturette d'une belle glacière bien pleine. "Il est temps de boire un coup", plaisante Stéphane Porato, s'installant au volant pour noter le score.

La haute couture du drive

Le "drive qui tirait tout seul", comme l'a baptisé Franck Berti, fait partie de la collection Honma.La marque fabrique des pièces de "haute couture". Ils sont assemblés à la main, à Sakata au Japon. 

Constitués des matériaux les plus raffinés, ils sont très légers et ne se déforment pas lorsqu'on frappe. Antoine Menard, responsable fitting chez Honma France, s'était donc posté au trou numéro 7 pour animer le concours de distance. 

"Ce sont tous les prix qu'on a gagnés ?", plaisante Yves Le Graverend, de l'équipe Michel Pastor group. "Vous allez taper une balle avec votre drive, puis une seconde avec un drive Honma. Vous conserverez la meilleure distance", explique Frédéric. "Prend un truc discret, genre celui en or", glisse Sébastien Le Graverend à Aileen Berti, unique femme de l'équipe.

"Bien monsieur le président"

Au trou numéro 16, côté montagne, portant leurs sacs à même le dos et parcourant la verdure à pied, l'équipe Vinolia. "Nous sommes partis du principe que nous sommes des sportifs, alors nous n'avons pas pris de voiturette", explique Sasha Steiner. 

Laurent Nouvion, président du Conseil national, avait trouvé un creux dans son emploi du temps afin de venir taper la balle. "Le golf est beau. Je ne l'ai jamais vu comme ça", s'exclame-t-il. 

Dans les années 90, il a longtemps cultivé son index 1. Le politicien est un vrai golfeur. Il swingue. La trajectoire paraît bonne. "Bien, monsieur le président", le félicite Frédéric Ruffier-Meray. "Merci, monsieur le professeur", lui rétorque Laurent Nouvion.

À 2 000 %

Juste à côté, trou numéro 17, nous rejoignons l'équipe première du MCGC. Matthieu Louppe s'approche de nous, guilleret. "Nous avons un groupe soudé et nous avons déjà fait quatre birdies. Ça va ! Moi je suis détendu. Je joue pour le fun, mais mes coéquipiers sont à fond, eux. Ils sont à 2 000 %. Je vous laisse, je retourne avec eux."

Après avoir frappé, Patrick Jean se détend un peu et nous donne ses impressions sur la compétition. "On est partis avec trois balles bogey sur quatre. On aurait pu faire mieux. Ensuite on a fait le par, c'était mieux", avoue-t-il. 

Puisque c'est une compétition amicale, on lui demande s'il se sent plus serein. "Je ne suis jamais détendu lors des compétitions. Je reste très concentré, sur la défensive même. Puis j'aime le côté esthétique du jeu, ce qui fait que je m'applique."

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