Ricciardo, enfin

Daniel Ricciardo a remporté hier son premier Grand Prix de Monaco. Une joie et un soulagement pour celui qui avait signé la pôle en 2016 mais avait dû s'incliner à cause d'une erreur de son équipe. Charles Leclerc, le jeune monégasque de Sauber-Alfa Roméo a été contraint à l'abandon au 72e tour.

C'est sans conteste l'homme du week-end. Après la déception de 2016, place au sourire, à la joie et à la communion. Et le sourire, Daniel Ricciardo l'a eu tout le week-end. Dès la première séance d'essais libres. Lors de la première conférence de presse. Et sur sa voiture, alors qu'il avait franchi le premier la ligne d'arrivée. Avant de le laisser éclater sur l'estrade pour la remise des trophées. Il a continué de l'arborer lorsqu'il a offert une goutte de champagne au couple princier. 

Img 2587

Une joie communicative qui a même poussé Lewis Hamilton a "blaguer" après course, même si ce dernier n'était pas le plus souriant. "Je négocierai pour lui", glissait l'Anglais alors qu'une question était posée avec, en toile de fond, la fin de contrat de l'Australien chez Red Bull à l'issue de cette saison.

Son succès à Monaco, après avoir dominé le week-end, brisant au passage le record du tour (en essais et en qualifications, pas en course), devrait forcément le mettre en bonne position en vue de l'avenir, d'autant que cette victoire, sa deuxième de la saison après le GP de Chine, lui permet de consolider sa troisième place au classement des pilotes. Mais tout n' a pas été simple pour le pilote Red Bull.

Img 2663

Parti en pole, Ricciardo a été victime d'un problème technique avant le 20e tour et a dû composer avec une voiture qui avait perdu environ 25% de sa puissance. Il lui en fallait cependant plus pour lui faire perdre ce Grand Prix, lui qui vit à Fontvieille. Derrière, Vettel et Hamilton n'ont pas franchement eu d'occasions de passer et la grille de départ, de la 1ere à la 6e place affichait la même photo à l'arrivée (dans l'ordre, Vettel, Hamilton, Raikkonen, Bottas, Ocon).

Ocon et Gasly solides, Grosjean en queue de peloton

Si Max Vertappen a effectué une remontée assez incroyable, passant de la 20e à la 9e place (il n'avait pu prendre part aux qualifications à cause d'un accident survenu en fin de 3e séance d'essais libres), Esteban Ocon a, de son côté, effectué une course très propre pour garder sa sixième place acquise en qualifications. Après un début de saison parfois compliqué, le Français de Force India est entré dans les points pour la deuxième fois alors qu'il sortait de deux Grand Prix non terminés (Espagne et Azerbaïdjan).

Img 2914

Pierre Gasly continue son bonhomme de chemin, entamé en cours de route la saison dernière. Déjà dans les points au Bahreïn (4e), il a de nouveau performé ce week-end. Après une belle série en qualifications, qui l'a vu arriver en Q3 et obtenir la 10e place sur la grille de départ, le Frenchy a su faire preuve d'habileté pour conserver son classement et surtout pour l'améliorer au fil des tours, notamment grâce à une stratégie de course audacieuse. En franchissant la ligne d'arrivée en 7e position, il a montré que l'avenir français en Formule 1 pourrait bien porter son nom.

Img 2244

Romain Grosjean a déçu. Il partait avec une pénalité de trois places due à l'accident qu'il a causé en Espagne lors du dernier GP et n'a pas réussi à faire mieux que le 15e temps lors des essais qualificatifs. Il est donc parti en 18e position sur la grille de départ et n'a pas réussi à gratter grand chose dans ce 76e Grand Prix de Monaco. S'il a passé la ligne d'arrivée en 15e position, il le doit aussi aux trois abandons (Alonso, Hartley et Leclerc) qui ont libéré quelques places devant lui. Un week-end qui ne restera pas dans les annales de sa carrière...

Charles Leclerc, première frustrante

C'était un peu l'attraction du week-end. Et pour les locaux, la star, c'était lui. Médias comme fans n'en avaient d'yeux que pour lui dès lors qu'il s'agissait de Monaco. Et Charles Leclerc a bien failli combler tout le monde de bonheur. A commencer par lui-même. Mais tout ne s'est pas déroulé comme prévu. La faute à un problème mécanique qui l'a envoyé percuter l'arrière de la Toro Rosso de Brendon Hartley à la sortie du tunnel, alors qu'il parcourait son 72e tour.

Img 2682

Rageant, car il avait jusque-là réalisé une très bonne course. Contenant un certain temps Max Verstappen derrière lui, il a surtout su se concentrer sur lui-même pour ne pas commettre d'erreurs sur un tracé qu'il connaît bien mais qui se révèle toujours aussi piégeur. 14e à l'issue des qualifications, alors que sa voiture n'offrait pas les caractéristiques idéales compte-tenu du circuit monégasque, il avait réussi à gratter quelques places et pouvait viser d'entrer à nouveau dans les points. 

Img 1608

Mais comme l'an dernier en F2, la mécanique en a décidé autrement. "C'est le sport auto", soufflait-il peu après la course. S'il a réfuté l'idée d'une malédiction, chose à laquelle il "ne croit pas", Charles Leclerc sera à nouveau attendu l'an prochain.

Publié le

Vous aimez cet article, partagez-le :

   
Photos