Ce qu'il faut retenir du 72e Grand prix de Monaco

Des Mercedes à nouveau trop rapides, les premiers points de Jules Bianchi, la poisse de Vergne, le changement de leader en tête du championnat du monde : tous les enseignements de l'édition 2014 du GP de Monaco.

Mercedes règne sans partage

Depuis le début de la saison, aucune monoplace n'a réussi à suivre la cadence imprimée par les Mercedes de Nico Rosberg et Lewis Hamilton. Hormis eux, personne n'a réussi à passer le moindre tour en tête.

Au classement des constructeurs, l'écurie allemande compte désormais 240 points (sur 253 possibles). A eux trois réunis, ses poursuivantes n'ont accumulé que quatre unités de plus (99 pour Red Bull, 78 pour Ferrari et 67 pour Force India).

Nico Rosberg sur les traces de son père

A 28 ans, Nico Rosberg vient de remporter son cinquième Grand prix, soit autant que Keke, lorsqu'il a mis un terme à sa carrière (à 38 ans).

L'Allemand, qui avait inscrit son nom au palmarès du GP de Monaco en 2013, trente ans après son père, compte désormais un succès de plus que lui en principauté. Reste maintenant à savoir si Nico peut imiter son paternel, sacré champion du monde en 1982.

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Le poleman presque intouchable

C'est un poncif pour tous les fans de sport automobile : partir en pole position, c'est mettre une sérieuse option sur la victoire finale. Et à Monaco, c'est "encore plus vrai" qu'ailleurs. 

En remontant jusqu'à 2004, on remarque que celui qui a réalisé le meilleur chrono pendant les qualifications s'est quasiment toujours imposé. La seule exception étant Lewis Hamilton. En 2008, il avait dû se contenter d'une place sur la troisième marche du podium.

Vergne, pas vraiment l'assurance tous-risques

La frustation pouvait se lire sur son visage, dans la ligne droite des stands. Pour la quatrième fois depuis la reprise du championnat, le Français de l'écurie Toro Rosso a dû abandonner. Il possède désormais un titre peu enviable, celui du pilote qui a le plus souvent jeté le gant, avec Adrian Sutil (Sauber)

Sur les 368 tours qu'il devait parcourir, le Français n'a pu en boucler que 220 (seul Sutil a fait pire avec 198 tours à son actif). "Potentiellement, on devait terminer cinquièmes. C'est extrêmement frustrant. Cette cinquième place, c'est ce dont j'avais besoin, ce dont l'équipe avait besoin. Malheureusement, avec quelques erreurs, une fois de plus, on n'y arrive pas", a déclaré Vergne après la course.

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Bottas, fin de série

Vallteri Bottas, qui avait dû attendre le 18e Grand prix de la saison pour entrer dans les points en 2013, avait nettement mieux démarré cette fois. Au volant de sa Williams, le Finlandais avait réussi à se placer dans le top 10 lors de chacune de ses courses depuis le GP d'Australie, en mars dernier.

Une série qui a pris fin cet après-midi à Monaco. A hauteur de Mirabeau, au 57e tour, Bottas a dû abandonner à cause d'un problème de moteur, alors qu'il pointait au 7e rang. Une position dont s'est finalement emparé son coéquipier, Felipe Massa.

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Le bilan de Marussia n'est plus vierge

Habituée à squatter le fond de la grille et contrainte de lutter avec de fréquents soucis de fiabilité, l'écurie russe Marussia peut se satisfaire de son week-end monégasque. 

Grâce à Jules Bianchi, qui a accroché la neuvième place et inscrit les deux premiers points de sa carrière au bout de sa 25e participation, Marussia a enfin effacé le chiffre "zéro" qui figurait constamment en face de son nom au classement des constructeurs (et ce depuis son apparition dans le monde de la F1, en 2012).

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Lewis Hamilton n'est plus leader

Même s'il a fait bonne figure après les cérémonies protocolaires, on est à peu près sûr que Lewis Hamilton rentrera chez lui avec des pensées maussades. A Monaco, Nico Rosberg a mis un terme à sa série de quatre victoires consécutives (Malaisie, Chine, Bahreïn, Espagne) et a par la même occasion repris les commandes au classement du championnat du monde, avec 122 points contre 118 pour le Britannique.

Alors qu'il avait évoqué un problème oculaire avec les ingénieurs de Mercedes pour justifier sa baisse de régime dans la dernière partie de la course, Lewis Hamilton a rectifié en conférence de presse : "C'est juste un peu de saleté qui est passée dans la visière et qui m'est rentrée dans l'œil gauche, mais ce n'était pas très pénalisant."

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