Formule 1: Dans l'antre de Monaco

Sebastian Vettel : Le roi discret

Patience, temps d'adaptation, pression. Aucun de ces termes ne fait partie du vocabulaire du pilote Red Bull, qui vole de succès en succès. Déjà double champion du monde et en lice pour un troisième sacre consécutif, il tentera également de se succéder à lui-même à Monaco.

antipodes, lorsque le contact a été remis, il y eut quelques sourires sur les lèvres de ceux qui espéraient ouvertement voir l'hégémonie des Red Bull freinée, voire stoppée. Nous n'en sommes pas encore là. Toujours est-il que le moindre signe de fléchissement des flèches bleu et jaune est observé avec attention par le reste du peloton et les fans des autres pilotes.

Pour ceux qui ont raté la première levée de la saison, à Melbourne, il est tout de même bon de rappeler que Sebastian Vettel a terminé à la deuxième place de la course, seulement devancé par Jenson Button. Mais pour les suiveurs, habitués à voir triompher si régulièrement l'Allemand, il fallait y voir un signe.

L'homme de tous les records?

L'an passé, il avait fallu attendre le quatrième round pour voir quelqu'un d'autre que lui monter sur la première marche (Lewis Hamilton s'était imposé en Chine). Et le deuxième titre mondial du prodige n'a jamais semblé pouvoir lui échapper: victorieux de dix Grand prix, il n'a fini que deux fois hors du podium (quatrième en Allemagne, abandon aux Emirats). Son sacre? Il avait pu le fêter à Suzuka, alors qu'il restait encore quatre épreuves au programme. 

A 24 ans, le blondinet a déjà réussi à marquer l'histoire de sa discipline. Depuis ses débuts, le natif d'Heppenheim s'est affiché comme un garçon d'une extrême précocité. Plus jeune concurrent à mener une course, plus jeune poleman, plus jeune vainqueur d'un Grand Prix, plus jeune champion puis double champion du monde: colossal. Très rapidement comparé à Michael Schumacher, étiqueté "Baby Schumi", Vettel est en train d'écrire sa propre légende. S'il parvenait à prolonger sa domination, le leader de l'écurie autrichienne rentrerait dans un club encore plus fermé, à la hauteur de Jack Brabham, Patrick Stewart, Nikki Lauda, Nelson Piquet et Ayrton Senna. Trois titres consécutifs? Seuls Juan Manuel Fangio (cinq au total) et Michael Schumacher (sept) en ont été capables.

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