Grand prix de Monaco : Rosberg a brillé

Le Grand prix de Monaco déchaîne les passions

Dans le monde du sport, pas un événement ne peut se targuer de ressembler au Grand prix de Monaco. Où la décharge d'adrénaline provoquée par les bolides lancés à folle allure dans les rues n'a d'égal que la frénésie animant l'immense foule qui déferle pendant quatre jours sur le Rocher. On rembobine pour vous.

Pour tout voir, tout faire, tout vivre en si peu de temps, il faudrait avoir le don d'ubiquité. Et un cœur bien accroché aussi. Excitant, bruyant, brûlant, le Grand prix de Monaco passionne, impressionne. Du sport mécanique? Assurément. Mais c'est un peu court, jeune homme… 

Le Grand prix de Monaco, c'est du glamour en barres, des paillettes qui émerveillent ou font perdre la raison. C'est le carrefour de deux mondes. Celui de l'hyper luxe, des jeroboams de champagne aussi chers qu'une voiture, des yachts époustouflants et des robes haute couture. Et celui des gens dits "normaux", qui se pressent pour apercevoir leurs idoles, qui sont prêts à camper quatre jours durant pour ne pas perdre une miette du spectacle.

Party prenante

Partout dans le monde, l'épreuve monégasque fait figure de mythe. Autour des 3,340 kilomètres de circuit, ça grouille en permanence. Une véritable ruche colorée où se mêlent des dizaines de langues. Les fans arborent les mêmes tenues que les membres de leur team fétiche. Là, du bleu Red Bull, ici du rouge pétaradant de chez Ferrari ou de l'argenté McLaren. Les plus pointus compulsent les stats, ressassent des anecdotes que les moins de 70 ans ne peuvent pas connaître. 

Cette "tribu" d'irréductibles tifosi est nombreuse, très nombreuse. Mais il serait faux de croire qu'elle est la seule à converger vers la Principauté, qui se transforme momentanément en parc d'attractions pour grands enfants. Pas besoin d'attendre que le soleil déserte les bords de la Méditerrannée pour voir les oiseaux de nuit s'agiter. Les établissements font cracher la sono et couler l'alcool à flots. 

Select ou décontractée, la fête ne semble jamais devoir s'arrêter. La cité-Etat, si paisible durant le reste de l'année, a le cœur qui s'emballe. Le long des quais, des belles aux courbes aussi affolantes que celles empruntées par les monoplaces se déplacent nonchalamment au pied des embarcations gigantesques qui mouillent dans le port. Les soirées privées, plus exclusives et somptuaires les unes que les autres, se succèdent à un rythme d'enfer. 

Daft Punk chez les mécanos

En dehors de ces bacchanales qui se déroulent à l'abri des regards indiscrets, un autre épisode fait sérieusement monter la température. Quelques minutes avant le départ du Grand prix, tout ce que la planète compte de people se donne rendez-vous dans la pit lane. 

Là, entre des caisses de matériel et des mécanos déjà sur les dents, les invités d'un jour déambulent, suivis par une nuée de photographes passablement agités. Une cohue indescriptible, aussi rapide qu'étourdissante. Cette année, les amateurs de cinéma (et les autres) ont reconnu sans peine Leonardo di Caprio, George Lucas ou encore Michael Douglas, en grande discussion avec l'ancien pilote Nikki Lauda. 

La belle Cameron Diaz, pourtant habituée à voir crépiter les flashes sous son nez, semblait un peu apeurée en entrant dans le stand McLaren. Dans la passerelle menant de l'autre côté de la piste, on croisait Psy, le célèbre chanteur de "Gangnam style". Ou plutôt son sosie, débarqué tout droit de Clermont-Ferrand, selon plusieurs de nos confrères. Un panel assez divers, renforcé par le footballeur Eric Abidal, qui se faufilait presque incognito parmi les hommes en noir de chez Lotus.

Ce jour-là, c'est devant la zone occupée par l'équipe britannique que l'on ressentait le plus d'effervescence. Pour voir Romain Grosjean déraper dans les escaliers? Pour apercevoir le si discret Kimi Raïkkönen? Peut-être. Plus sûrement, on pouvait dire qu'une rumeur qui a circulé pendant quelques jours était à l'origine de cet attroupement. Sur le web, on annonçait la présence des Daft Punk en principauté. 

Diffusées au compte-gouttes, des photos de la monoplace noire et or, repeinte avec les visages casqués du duo electro le plus connu du monde, faisaient parler, encore et encore. En pleine promotion de leur nouvel album, "Random access memories", les Daft Punk ont effectivement fait leur apparition. Sans dire un mot, vêtus de la combinaison de l'écurie Lotus et du logo de leur maison de disques (Columbia), Thomas Bangalter et Guy-Manuel de Homen-Christo ont provoqué une émeute, avant d'aller sagement observer la course. That's Monaco!

Publié le

Vous aimez cet article, partagez-le :

   
Photos