Dossier

Grand prix de Monaco : Rosberg a brillé

Grosjean veut faire "reset"

Un nouveau départ était donné et Nico Rosberg s'employait à creuser l'écart avec Vettel (1"4 au 50e tour). A seize tour de la fin, une autre collision allait intervenir entre Daniele Ricciardo (Toro Rosso) et Romain Grosjean. Le Français de chez Lotus sera passé par tous les états durant ces quatre jours. 

Sorti deux fois au même endroit en essais libres, il avait signé le meilleur chrono en Q1, avant de passer à la trappe en Q2, puis d'abandonner la course le dimanche. Reconnu coupable dans l'accident avec Ricciardo, il a en prime écopé d'une pénalité de dix places sur la grille de départ au Canada. 

"Mon week-end s’est terminé de manière frustrante, mais c’est venu des qualifications, lorsque je n’ai pas réussi à passer en Q3. Maintenant, il faut juste appuyer sur le bouton "reset" et partir vers le Canada avec l’espoir d’un bien meilleur week-end", a déclaré Grosjean, plus que jamais sur la sellette.

Sutil épingle Button et Alonso

Chez Force India, en revanche, on affichait bien plus de satisfaction à l'heure de faire les comptes. Sur un circuit où la légende (et aussi l'Histoire, direz-vous) veut que les dépassements soient une denrée rare, Adrian Sutil, parti de la huitième position, a réussi à se glisser dans le top 5. A deux reprises, il a réussi à doubler dans l'épingle du Loews (désormais l'hôtel Fairmont). 

Sa première proie fut Jenson Button (McLaren) puis Fernando Alonso (Ferrari). "J’avais le sentiment que ce virage était propice aux dépassements. Terminer cinquième, c'est bon! Les quatre dernières courses avaient été difficiles. J’avais vu le potentiel de la voiture, mais ce n’était pas assez. Nous avons eu plein de petits problèmes. Je savais que ce n’était qu’une question de temps."

Perez, Raïkkönen et la boîte à gifles

Sergio Perez, l'impétueux Mexicain, n'aime pas trop ça, prendre son temps. Au volant de sa McLaren, il a multiplié les charges sur ses petits camarades de jeu. Qui n'ont pas vraiment apprécié… 

"Perez mérite peut-être des baffes. C’était vraiment une journée décevante. A cause d’une attaque stupide de Sergio, on a perdu beaucoup de points sur Vettel, et on ne peut pas se permettre de lâcher du terrain comme ça", s'est exclamé Kimi Raïkkönen, dixième au final.

Sebastian Vettel, lui, faisait preuve de nettement moins d'animosité à l'égard du vainqueur du jour. "Bravo à Nico, il a fait un très bon travail et a bien contrôlé la course. Je pense qu'il avait le rythme et les pneus qu'il fallait pour réagir à chaque fois que j'ai essayé de me rapprocher de lui. J'ai pris un départ fantastique mais il n'y avait pas la moindre place pour passer les Mercedes, donc j'ai été obligé de lever le pied."

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