Dossier

Formule 1: Dans l'antre de Monaco

Certains l'attendent en trépignant, d'autres le redoutent fortement. Tous s'accordent sur un point : gagner à Monaco, ça change la vie. Ça fait de vous l'un de ces héros qui a réussi à braver tous les pièges de cet enfer urbain, devenu le jardin d'Eden d'une poignée de cracks, Ayrton Senna en tête (six victoires, dont cinq consécutives de 1989 à 1993). 

Petites histoires, grosses frayeurs, immenses joies, chacun garde en tête une image de cette épreuve qui connaîtra sa 70e édition, du 24 au 26 mai. Quelques jours avant l'arrivée du plateau du championnat du monde de F1, avec ses flèches toujours plus performantes, on replongera plusieurs décennies en arrière avec le Grand prix historique (les 11, 12 et 13 mai). 

 Raconter Monaco, c'est forcément se rapprocher d'un mythe. La dimension sportive, essentielle, créé autant d'effervescence que tous les fastes qui l'accompagnent. Du monde partout. Des fans accrochés pendant des journées entières aux grillages qui les séparent de leurs idoles, des beautés sculpturales tous les deux mètres et au moins autant de VIP embarqués dans un incontournable marathon de la hype débuté avec le Festival de Cannes. 

L'espace de quelques jours, le Rocher devient le centre d'un monde fantasmagorique. Sur le port, les splendides yachts s'encastrent pour être aux premières loges. Ceux qui n'ont pas le pied marin sont prêts à payer des fortunes pour un coin de balcon surplombant l'asphalte brûlant, tandis que les grandes marques multiplient les opérations somptuaires. 

 Red Bull, épisode III 

Depuis deux ans, l'une d'entre elles est particulièrement à la fête. Il s'agit évidemment de Red Bull qui a réussi à envoyer l'un de ses pilotes sur la plus haute marche du podium en 2010 et 2011. Le premier à porter haut les couleurs de l'écurie autrichienne fut l'Australien Mark Webber. 

L'an passé, Sebastian Vettel avait assis son écrasante domination sur le reste du peloton. En principauté, il avait décroché son cinquième succès en six manches de championnat. Pas vraiment connu pour son exubérance, l'Allemand était allé sabrer le champagne sur l'imposant espace d'hospitalité installé sur le port par la firme de boissons énergétiques. 

 Devant les photographes du monde entier, il avait ensuite plongé dans une piscine avec entrain. On vous l'a dit, Monaco fait tourner toutes les têtes. Dans quelques semaines, ils seront nombreux à vouloir empêcher les hommes en bleu et rouge de s'offrir une nouvelle baignade.

Publié le

Vous aimez cet article, partagez-le :

   
Photos

Quelques chiffres

3,340 :
En kilomètres, c'est la taille du tracé monégasque, le plus court du programme du championnat du monde. Les deux autres courses disputées en ville, à Singapour et Valence, proposent des boucles mesurant respectivement 5, 073 km et 5,419 km.

7(bis) :
Plus qu'ailleurs, réaliser un temps canon lors des qualifications est indispensable pour espérer accrocher le maximum de points. Sur un circuit où les dépassements ne sont pas légion, celui qui avait signé la pole position s'est imposé lors des sept dernières éditions.

7 :
Sur la grille de départ, on retrouvera sept concurrents ayant triomphé au moins une fois en principauté. Avec cinq succès (1994, 1995, 1997, 1999 et 2001), Michael Schumacher domine largement un classement où figurent également Fernando Alonso (deux victoires), Lewis Hamilton, Jenson Button, Kimi Raikkonen, Mark Webber et Sebastian Vettel.

4150 :
C'est le nombre moyen de changements de rapports effectués par un pilote durant les 78 tours. En septième vitesse à Beau Rivage (253 km/h), dans le tunnel (289 km/h) et dans la dernière ligne droite (269 km/h), il passe en première devant Mirabeau (79 km/h), le Fairmont (47 km/h), la Rascasse (63 km/h) et le virage Anthony-Noghès (95 km/h).