Les Dauphins de Nice dans le grand bain

Jean-Luc Donivar croit dur comme fer en ses Dauphins niçois

Long manteau de cuir noir, stetson sur le sommet du crâne, chapelet autour du cou et voix qui porte. Difficile de manquer Jean-Luc Donivar, passionné de football américain, qui, un jour, a décidé de créer son propre club. Dans l'ombre, il s'active pour faire de son association une référence au niveau français, des jeunes aux seniors.

L'expression "au four et au moulin" a sûrement été inventée pour lui. Sur le bord du terrain, dans les tribunes, à la sono, à l'entrée du stade… Lors du baptême européen de son club, le charismatique président niçois était absolument partout. Quelques jours plus tard, il a fait le point avec nous, juste avant de repartir pour de nouvelles aventures avec ses Dauphins.

Vous avez fondé ce club en 1999. Se retrouver en coupe d'Europe aujourd'hui, qu'est-ce que cela représente pour vous ?

C'est forcément une grande récompense pour moi et pour tous ceux qui évoluent dans ce club. Jouer à ce niveau, c'est tout nouveau pour nous. On cherche à être à la hauteur, cette expérience, c'est du pain bénit pour tout le monde. Jouer contre des clubs d'autres pays, ça n'arrive pas tous les jours.

Vous avez frôlé la relégation en 2011 (aucune victoire en saison régulière, maintien obtenu en barrage) avant de réaliser une saison 2012 remarquable, conclue en demi-finale du championnat Elite. Comment expliquez-vous cela ?

Les gars se sont parlé entre eux, il y a eu une vraie cohésion. Chacun voulait retrouver son honneur. Chez nous, il n'y a pas de mercenaire. On prend juste deux Américains chaque année, des gars qui viennent pour leurs études. Ils ne touchent rien, on s'arrange juste pour les loger et les nourrir.

Retrouve-t-on une part importante de joueurs formés au club chez les Dauphins ?

Sur la feuille de match, contre Badalone, nous n'avions quasiment que des joueurs formés chez nous. On a toujours fait le maximum pour faire progresser les jeunes, nous avons été trois fois vice-champions de France avec les juniors.

N'est-ce pas trop difficile d'attirer de nouveaux licenciés vers une discipline relativement marginale en France ?

Détrompez-vous, le bouche à oreille fonctionne très bien. J'ai régulièrement des jeunes qui m'appellent pour essayer. Chez les seniors, c'est pareil, mais on ne peut pas prendre tout le monde. Il faut que le gars soit athlétique, costaud. Quand on a commencé, on était 23 licenciés. Maintenant, on tourne entre 400 et 450 membres. On a même fait une pointe à 530 une année. Après, c'est un sport difficile, donc tout le monde ne reste pas.

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