"Tant qu'il y a de l'image sportive, c'est du Sportel"

Directrice du Sportel, Amparo Di Fede dresse le bilan de l'édition 2017 sans perdre de vue l'année 2018 qui sera importante pour les organisateurs du salon.

Un nombre d'exposants et de visiteurs toujours en hausse, de nouvelles activités qui font leur apparition, des projets toujours plus nombreux, le Sportel se porte bien. Et ce n'est pas Amparo Di Fede qui pourrait s'en plaindre.

Quel bilan faites-vous de cette édition 2017 ?

On a plus d'exposants et on a réalisé nos objectifs puisqu'on a rempli tout le deuxième étage, ce qui n'était pas le cas l'an dernier. On a aussi eu plus de visiteurs cette année. La Fédération Internationale de Teqball est venue faire sa démonstration, ce qui prouve que le Sportel est un bon endroit pour lancer les choses, puisqu'on y trouve les gens qui achètent les droits, les producteurs, les vendeurs, les chaînes, etc. D'autant que voir une démonstration en live, ça permet de se rendre compte de ce que ça peut donner en terme de programme sportif.

De nouveaux marchés ont-ils fait leur apparition ?

Dans les nouvelles activités liées à internet, oui. On regarde de moins en moins la télévision. Et internet a amené une activité qui traite les images et donne des infos complémentaires lorsque vous regardez un événement sportif. Par exemple, lors des Sportel Awards, nous avions une nouvelle catégorie, "innovation", qui concerne toutes ces sociétés qui produisent de la data. Et ce sont de nouvelles choses pour nous puisqu'au départ, le Sportel n'était concerné que par la vente et l'achat de programmes sportifs. Et petit à petit, toutes ces activités sont venues se greffer dessus. Tout le monde veut apporter une valeur ajoutée. Les progrès d'une année sur l'autre sont assez délirants.

Justement, cette année, il y avait notamment de la réalité virtuelle. Ce sont de nouvelles niches pour le Sportel ?

Oui complètement. Toutes les nouveautés par rapport au sport, on les a eues. Nous avons accueilli ici la démonstration du premier smartphone qui diffusait du sport. Donc il faut laisser le temps de faire la promotion de tout ça. Même le eSport vient aussi à Sportel. Visiblement ils sont intéressés. L'AS Monaco a lancé sa structure de eSport, donc ce domaine est un vrai plus pour nous. Ça marche très très bien aux Etats-Unis, où c'est un peu en avance, mais je suis confiante sur le fait que ça puisse prendre le même essor en Europe. Et ce sont des images de sport, donc on reste aussi dans notre base de départ. Tant qu'il y a de l'image sportive, c'est du Sportel.

Il existe un Sportel à l'étranger en amont de celui à Monaco. Où aura lieu le prochain ?

Il y a deux salons par an, un à l'étranger, et l'autre à Monaco.  On avait été deux fois à Rio, avant les JO et la Coupe du Monde. On essaie de se positionner avant les gros événements. On était à Miami et là on va s'orienter sur l'Asie, avec Singapour l'année prochaine. Tout se développe très vite là-bas, c'est donc là qu'on doit aller. Nos participants sont intéressés à l'idée de se rendre en Asie et notre challenge sera de récupérer les acteurs majeurs asiatiques pour les présenter à notre clientèle. Notre but est de trouver les bons acteurs. Mais l'an prochain, pour la première fois, nous aurons 3 événements Sportel. On en fera un en mars, en Asie, puis un en mai et enfin le dernier ici en octobre. En mai, on retournera à Miami avec un summit, réservé aux CEO avec des conférences sur les sujets d'actualité pour permettre à ces personnes de se rencontrer dans un cadre différent. On s'est fixé la limite à 300 personnes.

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