Golden foot awards : Drogba marque Monaco de son empreinte

Jean-Pierre Papin, Carlos Valderrama et Osvaldo Ardiles. Voilà un trio que n'importe quel entraîneur du monde aurait volontiers accepté si le temps n'avait pas de prises sur les organismes… Hier après-midi, les trois anciens footballeurs n'ont pas tapé le cuir. Mais ils ont pu profiter d'un joli bain de foule dans les allées du Sportel et sur la Promenade des champions, où leurs empreintes de pieds seront exposées. Le soir, c'est Didier Drogba qui a reçu le Golden Foot 2013.

"On aura beau dire, on aura beau faire", pour paraphraser Thierry Roland, le ballon rond fera toujours tourner les têtes. Cet après-midi, dans le hall du Grimaldi forum, le Sportel a accueilli le premier volet des Golden foot awards, une manifestation dont Antonio Caliendo est à l'origine. 

Le bataillon de journalistes s'est agrandi, les caméramen et photographes ont commencé à se voler gentiment dans les plumes… Et les glorieux anciens sont arrivés, l'œil rieur, le pas alerte. 

Les moins footeux de la bande reconnaissaient sans trop de peine JPP, puis se disaient que la chevelure ahurissante du Colombien Carlos Valderrama leur rappelait quelque chose. En revanche, ils séchaient quand il s'agissait de donner le nom du troisième homme au teint hâlé et au crâne dégarni. Soit Osvaldo Ardiles, 51 sélections et une Coupe du monde remportée avec l'Argentine en 1978…

Diseurs de bonne aventure

A la table, Caliendo a d'abord tenu à rendre hommage à son collaborateur Eric Manasse, décédé récemment. Après cet instant solennel, le jeu des questions-réponses a débuté. 

Impossible de savoir si le repas avait été un peu dur à digérer pour certains. Toujours est-il que l'échange démarrait mollement. Les médias demandaient au trio de légende de jouer les Madame Irma et de donner le nom du futur vainqueur du Mondial au Brésil.

Carlos Valderrama ne se mouillait pas des masses : "L'Allemagne et l'Espagne feront partie des favoris. Il faudra surveiller les équipes d'Amérique du Sud aussi. L'Argentine a une équipe exceptionnelle. De toute manière, toutes les équipes qui jouent avec Messi sont exceptionnelles."

Jean-Pierre Papin, pour sa part, estimait que "le Brésil sera dur à battre chez lui. L'Angleterre aura son mot à dire, l'Allemagne aussi." Dans la foulée, JPP votait Franck Ribéry quand on lui demandait qui méritait de mettre la main sur le Ballon d'or (qu'il avait lui-même remporté en 1991). 

"Il a marqué 2013 de son empreinte, c'est son année. Il est beaucoup plus mûr qu'avant et il est décisif à chaque sortie. Pour moi, il mérite de le gagner."

L'art de la fausse piste

Les débats duraient encore quelques instants, sans conviction de part et d'autre. Puis les légendes quittaient leur siège pour aller dédicacer les photos d'eux exposées à l'étage inférieur. 

Dans les escaliers, on en profitait pour questionner Valderrama au sujet de ses compatriotes qui évoluent en Ligue 1, James Rodriguez, Radamel Falcao ou encore David Opsina.

"Au pays, on est très fiers d'eux. On sait qu'ils évoluent dans des bonnes équipes. Avec l'effectif que la Colombie a actuellement, je crois qu'elle peut faire un meilleur parcours que nous en 1990." 

Pendant ce temps-là, un de nos confrères à l'âme fouineuse tentait de savoir lequel des dix prétendants au Golden foot award 2013 allait rafler la mise. Il interpellait l'une des membres de l'organisation  : "Madame, vous savez à quelle heure il arrive David Trézéguet ?"

"Ah non, pas encore. On ne nous a pas donné l'information. Peut-être vers 19 heures", lâchait la grande brune dans un sourire.  Le tuyau paraissait crédible. "Trézégoal", dont l'agent se nomme… Antonio Caliendo, semblait être plus disponible que les autres candidats au prix. On verra plus tard que l'on faisait fausse route.

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