Dossier

Les personnalités de l'AS Monaco omnisports

Dans notre précédent numéro, nous avions rendu compte de la soirée de remise des prix de l'ASM. Cette fois, nous nous sommes intéressés à plusieurs personnalités de cette grande famille du sport récompensées pour la saison 2012-2013. Nous avons rencontré le sportif de l'année Christian Evensen, le récipiendaire de l'insigne d'honneur Arnaud Giusti, les équipes de handball et d'haltérophilie, respectivement détentrices du trophée d'or et d'argent, ainsi que Louis Biancheri, président du club omnisports de la Principauté.

Ah… Lors du tournoi Fira (Fédération internationale de rugby amateur, ndlr) à Budapest en mai 2013, il a surclassé tout le monde", se souvient Rémi Caseblanque, manager de l'équipe de rugby à 7 qui dépend de la Fédération monégasque de rugby. 

"C'était le meilleur de l'équipe, il a mis huit essais. Il joue arrière à l'ASM, dans l'équipe de Promotion Honneur. Nous, on le met à l'aile. C'est le meilleur finisseur", explique Caseblanque, enthousiaste lorsqu'il s'agit de discuter de son poulain. 

"Malgré son physique très fin, il ne s'échappe pas en défense", s'amuse-t-il. Il est vrai que lorsqu'on observe le garçon de vingt-cinq ans, le rugby n'est pas la première activité dans laquelle on le verrait. "Il a un très gros mental. 

Il compense son déficit physique avec sa vivacité et son explosivité. Il fonce droit vers les attaquants", ajoute le coach. Lors du championnat d'Europe, le groupe à 7 est passé de la Division B à la Division A. Il paraît que ça va être délicat. "L'objectif, c'est le maintien", prévient Rémi Caseblanque. "Et on compte sur Christian. Il est très impliqué dans la vie du groupe et a un état d'esprit irréprochable." Evensen est prévenu, il a du pain sur la planche.

La double casquette du rugbyman

"Je compte retourner à l'entraînement dès la reprise", réplique-t-il lorsque nous lui rapportons les paroles de l'entraîneur (nous l'avions rencontré début décembre). "Le 21 décembre, nous avons un test physiquement au stade Louis-II", ajoute-t-il. 

L'étudiant en troisième année à la faculté des sciences du sport (UFR Staps), spécialisé dans le management du sport, jongle entre les rendez-vous sportifs. "Normalement, j'en ai deux de rugby à 15 et un de rugby à 7. Je vais à la séance de rugby à 7 du vendredi soir lorsque je n'ai pas de match avec la Promotion Honneur durant le week-end", explique-t-il. 

Depuis plus d'un mois, le gaillard est en convalescence. Il s'est fracturé la clavicule lors du deuxième match de la saison avec l'ASM, contre Antibes. "Tu as réussi à porter ton trophée de sportif de l'année ?" Il sourit. "J'étais très surpris que le président de la section, Matthieu Louppe, m'ait mis en avant pour ce titre. Ça me fait très plaisir", avoue-t-il. 

Il se repasse les raisons pour lesquelles il a été distingué. "Avec le 15, on a été champions Côte d'Azur, puis champions d'Europe à 7. On n'était pas du tout les favoris puisque la finale se déroulait contre l'équipe de Hongrie, chez elle. On a été menés durant tout le match et ce n'est que lors de la deuxième période qu'on a réussi à revenir", raconte Evensen. 

"Pendant un match, je me répète quelques phrases dans ma tête pour rester concentré, du genre : "Loupe pas le placage, loupe pas le placage". Avant la rencontre, je ne parle pas trop à mes coéquipiers. Je reste dans ma bulle, j'écoute de la musique", confie-t-il.

Evensen le globe-trotter

Mais au fait, pourquoi ce sport ? "Le rugby, c'est un peu dans le sang. Mon père en faisait lorsqu'il était jeune", rapporte Christian. "Ça fait plus de dix ans que je joue. J'ai commencé aux alentours de quatorze ans. À l'époque, j'étais dans un pensionnat en Angleterre, où mon père avait lui-même étudié. Là-bas, c'est le hobby par excellence. Tout le monde pratique le rugby. Dès la première fois que j'ai essayé, ça m'a plu." 

"Monaco, Angleterre… D'où viens-tu ?" "Je suis né dans le 92 (Hauts-de-Seine, ndlr). Mon père est anglais et ma mère australienne. J'ai fini ma scolarité en Angleterre et j'habite ici depuis 1998. Mais je suis parti étudier deux ans en Australie." 

Le jeune homme a visiblement la bougeotte et une curiosité bien développée. "J'ai joué en championnat universitaire de rugby à 7. Parallèlement, j'étudiais les sciences et la biologie." Devant notre expression de surprise, il explique. "J'aimais bien les animaux. Je voulais peut-être faire un truc là-dedans…" Il sourit. 

"Je suis finalement revenu et j'ai travaillé en tant qu'assistant marketing à Monaco avec d'entrer en Staps. J'avais déjà joué à l'ASM avant de partir en Australie, alors j'ai repris", déclare-t-il, satisfait de son sort. "C'est maintenant ma troisième saison à Monaco. Professionnellement, j'aimerais bien entrer dans un club ou une boîte qui travaille avec des sportifs, ça irait dans la continuité de mes études."

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