Les personnalités de l'AS Monaco omnisports

Le bronze à Malte
, l'argent à Monaco pour les haltérophiles

Sept haltérophiles ont reçu le trophée d'argent pour leur performance par équipe lors du 35e tournoi des petits États à Malte. L'une des deux équipes avait terminé troisième, l'autre à la huitième place et l'unique féminine du groupe avait participé au tournoi dames.

Arrivés dans l'antre des haltérophiles, dans les couloirs sinueux du Louis-II, nous sommes accueillis bien chaleureusement par Jean Canestrier, haltérophile et entraîneur de la section depuis 1988, ainsi que par Olivier Oumailia, secrétaire général et spécialiste de la force athlétique. 

Rapidement, en même temps qu'une flopée de pratiquants, le président Patrick Jacques fait son entrée. Alors que nous entamons la discussion, le bruit des barres qui retombent au sol commencent à nous choquer les tympans.

Nous observons attentivement. Il y a des jeunes, des moins jeunes. Des costauds et des tout fins. Il y a même une femme. "Beaucoup de sportifs ont besoin de venir travailler ici. C'est le cas dans le judo ou la lutte par exemple, dans toutes les catégories de poids. Pour repousser un adversaire qui est sur soi, il faut travailler son explosivité et sa force. Pour ça, on pratique le développé-couché", commente Olivier Oumailia. 

"On entend souvent : "Ah, tu fais de l'haltérophilie, ça se voit pas", poursuit Jean Canestrier. "Les gens confondent souvent avec la musculation et oublient qu'il y a différentes catégories, des légers aux lourds."

"C'est l'un des plus vieux sports olympiques avec la lutte", souligne Patrick Jacques. L'arraché et l'épaulé-jeté, les deux exercices phares de la discipline, ont fait partie des premiers JO d'Athènes en 1896.

La passion fonte

Jean Canestrier soulève des barres depuis un paquet d'années. Trente-six ans exactement. L'homme de 48 ans a commencé lorsqu'il en avait douze. En 2003, il a été champion du monde des masters (vétérans), chez les moins de 69 kilos.

Il conserve un niveau inter-régional chez les seniors et participe toujours à des compétitions internationales en masters. "On commencer à pratiquer l'haltérophilie dès dix ou douze ans. Jusqu'à treize ans, on ne soulève pas de poids. Les barres pèsent trois kilos et sont accompagnées de disques vides", explique-t-il. 

"À cet âge-là, le but, c'est d'apprendre à bien effectuer les gestes. Plus on l'apprend tôt, mieux on l'intègre." Il explique avoir été séduit par la technicité et la progression régulière et quantifiable. "Au début de ma carrière, mon maximum c'était quinze kilos à l'arraché et vingt à l'épaulé-jeté. À la fin, je soulevais 125 kilos à l'arraché et 160 à l'épaulé-jeté." Il officiait dans la catégorie des moins de 77 kilos. "C'est énorme", commente le président de la section. 

"À l'époque, je faisais huit mouvements par jours, quatre le matin et quatre l'après-midi." Il s'agit de l'arraché et de l'épaulé jeté, associés à des mouvements de musculation spécifiques à l'haltérophilie tels que les squats (flexion des jambes puis position debout et barre sur l'arrière des épaules) et le tirage ou le soulevé de terre (on lève la barre jusqu'aux hanches). "Maintenant, je n'en fais plus qu'un ou deux par jour parce que je récupère beaucoup moins vite", explique-t-il.

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