Cynthia Vescan, la bonne surprise ?

Arrivée au Nice olympic lutte (anciennement Cavigal Nice lutte) en compagnie de sa sœur Adeline à la rentrée 2011, Cynthia Vescan a déjà largement justifié son transfert. À 20 ans, elle sera la seule féminine de l'équipe de France en lice à Londres.

"À 20 ans, on est invincible. À 20 ans, rien n'est impossible." Que les amoureux de la chanson nous pardonnent d'exhumer ainsi les paroles d'une chanson de l'oubliable Lorie. 

On remercie tout de même l'ex-idole des ex-jeunes de nous fournir une introduction clés en main. Car si elles peuvent paraître un peu exagérées, ces deux affirmations collent parfaitement à Cynthia Vescan. 

Parce qu'elle a justement cet âge-là, et que pas grand chose ne semble pouvoir se mettre en travers de son chemin. Encore junior, la sociétaire du Nice olympic lutte n'a pas flanché lors du tournoi de qualification olympique (TQO) organisé à Helsinki en mai dernier. 

En Finlande, la jeune femme aux cheveux de jais jetait toutes ses forces dans la bataille afin d'obtenir l'un des derniers sésames disponibles. Surprenant, voire épatant. Surtout que les premiers mois de sa saison, marqués par plusieurs blessures, ne laissaient rien augurer de bon.

Première étonnée…

Sitôt sa sélection acquise, celle qui évolue chez les moins de 72 kilos et qui a fait son apprentissage de la lutte auprès de son père, fondateur du CLO Strasbourg, a livré son sentiment aux Dernières Nouvelles d'Alsace. 

"Je ne m’y attendais pas, j’ai encore un peu de mal à croire que je vais disputer les Jeux, représenter mon pays. Les TQO, pour moi, c’était avant tout l’occasion d’emmagasiner de l’expérience. Je pensais plutôt à 2016. Mais sur place, j’ai tout donné parce que disputer des Jeux olympiques, c’est une chance que tout le monde n’a pas. J’ai lutté sans me mettre de pression, en m’appuyant sur mon style et c’est passé !"

… Mais pas la moins ambitieuse

Ça passe souvent, du reste. Encore cadette, Cynthia avait terminé vice-championne d'Europe juniors, avant de réitérer sa performance les deux années suivantes. Au niveau mondial, elle figurait également sur la deuxième marche du podium en 2010 et 2011. 

De quoi décomplexer cette compétitrice acharnée ? Probablement. D'autant plus qu'elle se présentera sur les tapis avec l'esprit léger : "Certaines concurrentes disputeront leurs derniers Jeux, elles auront plus la pression que moi. 

J'ai déjà de la chance d'y être, je veux surtout en profiter." En profiter, cela ne veut néanmoins pas signifier que la cadette de la famille Vescan (son frère, Cyril et sa sœur, Adeline, tous deux lutteurs de haut niveau, sont âgés de 22 et 21 ans) traversera le Channel en touriste… "J'ai envie d'aller le plus loin possible, je n'ai rien à perdre", glissait illico la compétitrice d'origine roumaine.

Ici et surtout ailleurs

Interrogé par le site Nice Premium, Ludovic Gasparro, le président de l'Olympic Nice, voyait également les choses en grand pour sa nouvelle protégée. 

"Elle a vraiment des chances de gagner les Jeux. Elle n’est pas la grande favorite, mais tout est possible. Chez les femmes il y a moins de densité que chez les hommes. La compétition se jouera également sur le plan mental. Et puis si ce n’est pas cette année, ça sera en 2016 ou en 2020." 

Enthousiaste, le dirigeant azuréen a néanmoins peu souvent l'occasion d'observer les progrès de Cynthia, recrutée en début d'année pour donner du punch à la formation féminine mise sur pied par son club. 

Pensionnaire de l'Insep à Paris, elle s'entraîne également en Alsace avec Marcel, son père, ou encore en Bulgarie en compagnie de Stanka Zlateva, vice-championne olympique des moins de 72 kg à Pékin. On espère qu'elle lui a piqué la recette du succès au passage.

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