Les Russes signent le triplé

Rendez-vous devenu important sur la scène mondiale, le Tounoi International de Judo de Monaco a de nouveau tenu ses promesses. Mais à la fin, ce sont une nouvelle fois les Russes qui l'ont emporté.

Dimanche 10 décembre. Il est tout juste 9 heures le matin. Température extérieure : 6 degrés. Le froid et la pluie sont de la partie. Mais tout va se passer à l'intérieur. Dans la salle Gaston Médecin, l'air est un peu plus chaud. La tension monte à mesure que les minutes passent. Sur les trois tapis, des judokas. Sourire aux lèvres, ça discute pour certains, on finit ses échauffements pour d'autres. On enchaîne les "Unchi Komi", "c'est un exercice où on répète le placement sans la projection", nous glisse François Bick, l'entraîneur de l'équipe monégasque. 

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On s'agrippe à la veste, on tire son partenaire pour raffermir sa prise, se collant quelques coups d'épaule au passage. Très vite, les sourires et discussions légères vont laisser place à la concentration et aux expressions guerrières. Le strap sur les mains, autour de la tête ou sur les pieds va venir garnir les physiques déjà colossaux des combattants réunis pour ce 24e TIJM, 3e édition du Trophée Gérard Bertrand.

 Un format qui attire toujours

S'il était un tournoi individuel comme ce qui se fait ailleurs depuis des années, l'événement du Judo Club de Monaco et la de Fédération Monégasque de Judo a su se réinventer. "C'est notre défunt président Gérard Bertrand qui avait souhaité cela", se rappelle Marcel Pietri, directeur du tournoi et DTN à la Fédé monégasque. "En réfléchissant, je lui ai soumis l'idée qu'on revienne à ces tournois par équipe où les 7 catégories du judo (-60, -66, -73, -81, -90, -100 et +100 kg) sont présentes. C'est quelque chose qui ne se faisait plus depuis pas mal d'années mais aujourd'hui de plus en plus de monde reprend ce format", note Marcel Pietri. 

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Et ce système de compétition semble toujours séduire si l'on se réfère au plateau présent en ce 10 décembre au stade Louis-II. Sélection nationale de Russie et de Roumanie, équipe nationale du Maroc ou du Portugal, une équipe de France avec des jeunes issus de l'INSEP, les clubs français de Sainte-Genviève (champion de France en titre de 1ere division) ou Flam 91, autant de groupes regorgeant de talents. 

Et motivés à l'idée de voir se dérouler des combats dans toutes les catégories. "C'était une reprise pour moi après une blessure donc j'ai pu me faire plaisir dans la caté supérieure. Mais je rêve encore qu'on puisse revenir à ce format sur toutes les compétitions par équipe car ça relève l'enjeu", expliquait Kilian Le Blouch, 1/8e de finaliste à Rio en -66 kg. 

Gagner en expérience

Pour plusieurs équipes, ce tournoi est aussi l'occasion de gagner en expérience. A commencer par les Monégasques. Cette année, l'équipe mise en place comptait plusieurs jeunes issus du club, à l'image de Benjamin Scariot ou Marvin Gadeau. S'ils n'ont pas été vernis au tirage, avec la Russie comme premier adversaire, le staff monégasque a tout de même pu voir du positif dans leurs oppositions, que ce soit face aux Russes ou contre France Police.

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 "C'est presque une habitude de les rencontrer d'entrée. C'est toujours une équipe forte sur le papier, difficilement accrochable et les Russes se sont amusés sur tous les tours, il n'y a qu'en demi-finale qu'ils ont un peu été mis en danger. Après, chacun a fait de son mieux. Sur le deuxième tour, c'était plus accessible et Benjamin confirme ce qu'on attend de lui. Même au niveau senior, il arrive à tirer son épingle du jeu. Il est encore junior et en pleine progression. C'est aussi un bon moyen pour eux de mesurer le chemin qu'il leur reste à parcourir. Je pense notamment à Marvin Gadeau, qui a fait une superbe saison, et qui, il y a encore 3-4 ans, était minime. Il aidait à la remise des médailles. Aujourd'hui il a combattu, il se confronte à du haut niveau senior et ça permet de voir ce qu'il reste à faire," analyse François Bick. 

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