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JO de la jeunesse : le judoka Nicolas Grinda est prêt

À 17 ans, ce membre du Judo club de Monaco (JCM) va prendre part aux JO de la jeunesse (JOJ), à Nanjing, à partir du 16 août. En Chine, sur une scène internationale encore un peu grande pour lui, Nicolas Grinda tentera de bien figurer et de tout donner. Comme toujours.

On le retrouve devant l'entrée du stade Louis-II, pas loin du dojo où il a pris goût à ce sport exigeant. "Un sport qui te donne des leçons de vie", complète Nicolas Grinda. 

"Je sais que je dois beaucoup de choses au judo. Les notions d'entraide, de respect, de persévérance… Tout ça me suivra plus tard, quoi que je fasse."Plus tard, Nicolas ne fera certainement pas du judo son métier. 

Alors qu'il entrera en terminale scientifique en septembre, il sait qu'il va rapidement devoir réduire la cadence sur les tatamis. Une autre voie l'attend, si tout se passe comme prévu. Un tour en prépa, avec une entrée à HEC en ligne de mire. 

Voilà de quoi devrait être fait l'avenir de l'ado, qui se verrait bien "travailler dans une banque, aller voir autre autre chose à l'étranger et ne pas forcément rester coincé ici."

"Attaché à mes origines"

En attendant, ses vacances scolaires ne ressembleront pas vraiment à celles de ses amis du lycée Albert-1er. En dehors d'une escapade de dix jours à Malaga, mi-juillet, Nicolas Grinda va devoir intensifier ses efforts pour préparer ce qui s'annonce sans doute comme le sommet de sa carrière.

À Nanjing (ou Nankin) le judoka sera le seul représentant de la principauté. Il aura donc l'honneur de défiler avec la bannière rouge et blanche lors de la cérémonie d'ouverture. 

"J'avais déjà eu l'occasion de porter le drapeau l'an dernier, à Utrecht (Pays-Bas) pour le Festival olympique de la jeunesse européenne (Foje). Quand je l'ai agité, des gens se sont mis à applaudir dans les tribunes. 

C'était fort, parce qu'on était la plus petite délégation. Et parce que je suis attaché à mes origines aussi."

Europe express

Début juillet, Nicolas a eu droit à un aperçu de ce qui l'attendait en Chine, à l'occasion des championnats d'Europe cadets. À Athènes, pour sa première participation à une compétition aussi relevée, l'élève de Marcel Pietri et François Bick s'est heurté à un mur, d'entrée.

"J'ai perdu au premier tour contre un Monténégrin (défaite par ippon contre Lazar Cupic). C'est compliqué de se préparer pour un tel événement et de ne disputer qu'un combat. Mais en judo, ça peut aller très vite. J'étais face à un adversaire hyper costaud des bras. Sur le côté, François me disait de le déplacer le plus possible, mais je n'ai pas réussi à trouver la clé."

Celui qui évolue dans la catégorie des moins de 81 kg abordait pourtant sereinement cette première expérience dans un "nouveau monde". 

"Dans ma tête, je suis toujours tranquille, que ce soit pour le judo ou pour les études. Là, c'était pareil. On pourrait croire que je suis stressé quand je rentre sur le tapis, parce qu'il m'arrive de transpirer avant. Mais ce n'est pas le cas."

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