Eric Bessi, "une vitrine internationale"

Eric Bessi est le nouveau président de la Fédération Monégasque de Judo par intérim. Entré en fonction suite au décès de son prédécesseur, Gérard Bertrand, l'année dernière, il évoque l'organisation et l'histoire du tournoi international de judo de Monaco (13 décembre).

Ancien judoka confirmé et reconnu, Eric Bessi a notamment porté les couleurs monégasques lors des Jeux Olympiques de Séoul en 1988, lors des Jeux Méditerranéens de Casablanca, où il se classa 3e ou encore lors des Jeux des Petits Etats où il a remporté 5 médailles de bronze.

Depuis quand existe ce tournoi ?

Sa première édition remonte à 1991. Il y en a eu tous les ans sans interruption sauf sur deux années. Mais pendant ces deux années, nous avons suspendu le tournoi pour organiser un championnat du monde junior et une autre fois pour organiser un grand prix par équipe avec les meilleures équipes du monde (France, Géorgie, Japon, Italie notamment, qui étaient les 4 meilleures du monde à cette époque). 

Comment a-t-il été mis en place ?

Il était né à l'initiative de notre président Gérard Bertrand, qui est décédé en décembre dernier. Au départ ce tournoi était individuel, avec un classement par équipe. Chaque équipe avait le droit d'amener un combattant par catégorie de poids, et celui qui avait le plus de points était vainqueur par équipe du tournoi. L'an dernier, pour les 40 ans, nous avons fait un tournoi par équipe en ayant invité la Russie et la Géorgie. Mais c'est un championnat par équipe de 7, ce qui est assez rare, parce qu'il y a 7 catégories de poids représentées. Alors que par exemple, aux championnats du monde, il n'y a que 5 catégories de poids dans la compétition par équipe. Cette année j'ai pris la décision de renouveler par équipe, sur le même format que l'an dernier. 

Pourquoi ce même format ?

Je trouve que le format par équipe est davantage fédérateur qu'un format individuel. Ça permet d'avoir des équipes complètes, parce qu'en individuel, un club pourrait envoyer seulement 2 combattants. Alors que sur un format par équipe, s'ils n'envoient pas au moins 6 combattants, ils trouveront toujours quelqu'un en face qui va gagner le combat qui les fera perdre. Donc l'intérêt c'est d'avoir des équipes complètes ainsi qu'une émulation, au niveau international comme national, puisque nous avons nous aussi une équipe de judo et nous faisons venir quelques équipes plus régionales et quelques grands clubs parisiens. 

Comment choisissez-vous les équipes ?

On prend les meilleures équipes au niveau européen, qui ont fait les championnats d'Europe par club et quelques fois ce sont aussi des équipes nationales qui peuvent venir. On avait deux champions du monde dans l'équipe de Russie et de Géorgie l'an dernier. Mais peu d'équipes nationales se déplacent comme ça, d'autant qu'une semaine après notre tournoi, il y a le Grand Slam de Tokyo, ce qui est un peu le Roland Garros du judo. Les gens y prennent beaucoup de points, surtout en ce moment en vue des J.O. où il faut être dans les 22 meilleurs mondiaux pour être sûr d'y aller.

Le plateau est relevé chaque année ?

Nous avons un plateau assez relevé chaque année. Si on prenait les meilleurs de chaque équipe, on pourrait peut-être constituer une équipe qui serait très compétitive au niveau international.

Le Judo Club de Monaco est-il bien représenté ?

Nous avons notre équipe standard et habituelle. Vous en connaissez la plupart puisqu'ils sont régulièrement au Jeux des Petits Etats d'Europe. Nous en profitons donc pour insérer notre équipe qui, à ce stade, peine un petit peu, parce que ne serait-ce que la meilleure équipe française ou russe peut être la meilleure équipe européenne, voire mondiale. 

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