Grappling plaisir

Durant le mois de juillet, plusieurs fois par semaine, Thierry Mathieu et ses élèves se retrouvent dans la salle de boxe du stade Louis-II pour des séances de grappling. Un sport de combat peu connu du grand public, que nous avons pu découvrir le temps d'un midi.

Le stade Louis-II est bien calme en cette période estivale. La majorité des clubs et des athlètes profitent de la trêve pour faire une pause avant de reprendre les entraînements dans le courant du mois d'août. Mais dans la salle de boxe située au premier étage de l'enceinte monégasque, les sacs de frappe eux ne sont pas en repos. Plusieurs fois par semaine du temps de midi, Thierry Mathieu, entraîneur au Judo Club de Monaco et ses élèves profitent des vacances pour s'essayer au grappling.

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"Il s'agit d'une sorte de lutte dans laquelle sont mélangés plusieurs arts martiaux. Le but est de projeter l'adversaire au sol et de le soumettre. Il ne faut plus qu'il puisse bouger", explique le responsable de la section de ju-jitsu. Pour éviter les blessures, tous commencent par un échauffement énergique. Séance d'abdos, étirements, pompes … Les premières gouttes de sueurs apparaissent sur les fronts des grapplers et leur souffle s'accélère. Au bout de quelques minutes, il est temps de recouvrir le ring de quelques tapis pour amortir les chutes et la séance peut commencer.

"Il n'y a pas de combat pur"

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HAJIME ! Le cours débute par une opposition en un contre un. "Il y en a un qui défend et un autre qui attaque. L'objectif est de mettre l'autre au sol." Le bruit des premières chutes résonne dans la salle. "Il est important de savoir tomber. C'est l'une des premières choses que l'on doit apprendre lorsqu'on fait un sport de combat comme le judo ou le ju-jitsu. ça évite de se faire mal." Thierry Mathieu passe les quatre coins du ring et donne des conseils. Il n'hésite pas à lâcher un "Mate" de temps à autre quand les prises ne sont pas bonnes ou que les mouvements ont besoin d'être corrigés.  

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Les maîtres mots du grappling sont, projection, immobilisation et soumission. "Le but ici est de travailler la technique. On commence par quelques petits enchaînements avec les poings et les pieds et ensuite on essaie de plaquer son adversaire au sol. Ce qu'on recherche, c'est l'efficacité. Mais il n'y a pas de combat pur. Ici on prend soin de son adversaire", souligne l'entraîneur. "Dans le grappling les coups ne sont jamais portés. Mais il est tout de même important que les deux "combattants" connaissent leurs limites, car au sol, la soumission se fait par étranglement, luxation ou pression musculaire. Dans les compétitions de haut-niveau, les arbitres sont parfois obligés d'interrompre le combat afin d'éviter les accidents."

"Le grappling, de temps à autre"

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Dix-huit ans que Thierry Mathieu est au club monégasque et pour lui, "le grappling c'est de temps à autre". Une discipline qui leur permet à tous de sortir de la routine. Mais la pratique de cette forme de lutte nécessite quelques connaissances de bases. "Les cinq qui sont là aujourd'hui pratiquent le judo. Pour pouvoir faire du grappling, il est nécessaire d'avoir des bases dans d'autres arts martiaux", précise le judoka devenu par la suite ju-jitsuka.

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Le but pour eux c'est de prendre du plaisir et s'amuser. On se charrie, on se moque du poids des uns, de la technique des autres. Mais le tout dans la bonne humeur. "Je donne ces cours bénévolement. ça nous permet de faire un peu autre chose. Nous sommes assez nombreux à ne pas vouloir faire une trop grosse trêve pendant les vacances. Alors nous coupons les groupes en deux. Certains vont courir et d'autres font du grappling ici avec moi." Il est 13h30 et le cours s'achève. "Le grappling c'est une discipline qui plaît et nous avons des installations à disposition, alors autant en profiter", lâche Thierry Mathieu avant de quitter les lieux.

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