Première réussie pour l'ASM Boxe

La section boxe de l'ASM a organisé son tout premier gala depuis plus de 50 ans le week-end dernier. Avec huit combats amateurs et trois professionnels au programme, Andréi Micallef et Laurent Puons avaient vu grand, mais juste. Retour sur une soirée réussie.

Une fois n'est pas coutume, le Novotel de Monaco accueillait dans sa salle dédiée, non pas une réunion, mais un gala de boxe le 3 juillet dernier. Traditionnellement réservée pour des séminaires ou autres évènements du genre, l'espace a été totalement transformé en salle de boxe durant l'après-midi précédant les combats. La raison ? Un gala de boxe organisé par la section éponyme de l'ASM. Une première en Principauté depuis près de 50 ans. Mais une soirée qui était dans les tuyaux depuis quelques temps déjà. Nous avions alors rencontré Laurent Puons, vice-président de l'ASM boxe et président de la Fédération Monégasque de boxe (FMB), qui nous expliquait vouloir organiser des évènements autour de la boxe amateur en Principauté. Voilà chose faite.

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Au programme de ce gala, huit combats amateurs donc, mais aussi trois professionnels. Parmi eux, un visage bien connu des amateurs de boxe de la côte d'azur en la personne de Dylan Charrat. Et visiblement, les organisateurs semblaient satisfaits de leur première. "Le bilan est absolument positif", s'exclame Andréi Micallef. "La soirée a été très réussie, notamment par la qualité des combats. Depuis 4 ans que je suis là, j'ai dû assister et participer à une cinquantaine de galas et sans prétention, je ne me rappelle pas en avoir vu un de ce niveau-là." Il faut dire que le club avait mis le paquet pour satisfaire la foule et les officiels présents. 

Les jeunes de l'ASM à l'honneur

En préambule, c'est un combat opposant deux jeunes boxeurs qui a eu lieu. Venant du Way Club de Nice, ces deux petits d'origine tchétchène ont montré qu'ils en avaient dans les gants. Galvanisés par les conseils de leur entraîneur, qui ne cessait de les haranguer par des "allez allez, on boxe maintenant", ils ont montré que l'âge importait peu pour faire preuve de technique et de finesse dans les déplacements. Aussi impressionnant que gênant, du fait de leur jeune âge, ce combat fut tout de même riche d'enseignements sur la qualité de ces boxeurs originaires de l'est de l'Europe. Et vu leur sourire après leur opposition, ces petits boxeurs en herbe semblaient ravi de leur prestation. 

Le premier combat (-75 kg) de la soirée qui faisait suite à cette levée de rideau mettait aux prises Lorenzo Fernandez, de l'ASM, à Fioral Malolari, du Leroyal Menton. C'était d'ailleurs le premier combat du jeune asémiste. Dans cette opposition qui allait finalement se solder par un match nul, Fernandez prenait un avantage assez net dans le premier round. Les deux pugilistes donnaient tout ce qu'ils avaient, sans réellement gérer leurs efforts. 

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Un combat qui a plu au président de l'ASM boxe, heureux du spectacle offert en présence de personnalités telles que Roland Biancheri (président de l'ASM Omnisport), Yvette Lambin-Berti (secrétaire général du Comité Olympique Monégasque), Jeannine Ughes (secrétaire général de l'ASM) ou encore Isabelle Bonal (directrice de l'éducation nationale et de la jeunesse et des sports). "Lorenzo a fait son premier combat et ça ne fait que 8 mois qu'il s'entraîne. Il a de grosses qualités et se montre intelligent sur le ring", précise Micallef. 

Frappe lourde

Dans la foulée de cette première opposition, un autre boxeur de l'ASM vivait son premier combat en anglaise. Medhi Dakaev (-75kg), qui a déjà une petite expérience en MMA, montait donc sur le ring pour y affronter Hamed Lahlou, du club de Paimboeuf, une ville proche de Nantes. Très vite, le combat tourne à l'avantage du néophyte qui se montre très véloce. Du côté des coups, vu de l'extérieur, ça semble lourd et puissant. Une impression qui sera confirmée pendant le combat. Alors que les boxeurs sont dans leur coin respectif, le coach de la Loire-Atlantique demande à son poulain s'il va bien. Réponse de l'intéressé, "ça va, mais quand il frappe, il fait mal." Tout est dit.

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Tout au long des trois rounds de trois minutes, Dakaev harcèle son adversaire et l'assène de coups toujours plus puissants. En prenant appui sur sa jambe droite, il envoie souvent de lourd crochets du droit assez dévastateurs. Très rapide, il bondit sans cesse sur son adversaire et l'étouffe pour mieux contrôler le combat. Malgré une troisième reprise un peu plus tempérée, la victoire finale revient tout logiquement à l'asémiste. 

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Dans la foulée, c'est Aurélien Pena, de l'ASM, qui montait sur le ring pour boxer face à Aron Bertrand du Pugilist Club Niçois. Déjà opposés l'un à l'autre en finale de coupe de Provence, Pena avait l'occasion de prendre sa revanche sur Bertrand. Malheureusement pour le pensionnaire de l'ASM, il n'a pas été en mesure d'inverser la tendance. Son adversaire le travaillait bien au corps et réussissait à se créer des ouvertures pour lui porter des coups au foie et au visage. C'es tout logiquement qu'il s'est imposé pour la deuxième fois consécutive contre son adversaire vêtu de rouge et de blanc.

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