Jimmy Gavroche, catcheur frondeur

Samedi 15 mars, "Les Etoiles du Catch" seront à l'Azur Arena Antibes pour un gala international. La France aura un digne représentant en la personne de Jimmy Gavroche. Champion de France en titre, il porte haut les couleurs tricolores à l'international. Interview d'un Titi aux muscles saillants.

Pourquoi avoir choisi de s'appeler "Jimmy Gavroche" ?

C'est simple, Jimmy c'est le prénom que mes parents m'ont donné. Je ne sais pas s'ils m'aimaient vraiment (il sourit). Pour Gavroche, en revanche c'est un personnage qui me caractérise, car j'aime rentrer dans le tas, je n'ai peur de rien. Je me suis fait connaître dans les catégories poids libre. Avec mes 75 kg, j’affrontais des mecs de 110 kg. Gavroche, c'est un personnage mythique qui représente la France.

L'image, justement, est au centre de votre discipline ?

Oui on doit travailler notre image, c'est ce qui nous caractérise auprès du public. L'entrée dans la salle, les techniques de combat, le style, tout est calculé. J'ai étudié toutes les différentes formes dans le catch dans le monde. Notre but est de donner du spectacle aux gens. On n'a pas le droit à l'erreur sur le ring. C'est comme si tu étais avec Claudia Schiffer et qu'au moment de passer à l'acte, tu bandes pas (sic).

Comment vous est venu l'idée de vous mettre au catch ? 

J'ai toujours été un passionné. Plus petit, je me levais le samedi à 6 h 30 pour regarder des combats à la télé. Au moins, à cette heure-là, personne ne m'embêtait. En premier, j'ai fait du judo, à 18 ans j'étais ceinture noire 2e dan. Mais le problème avec le judo, c'est que tout le monde est habillé pareil et qu'on te rabâche sans cesse le code moral. Alors que quand tu combat, on te fous parfois un doigt au cul (re-sic). Avec le catch, tu sais à quoi t'attendre et le côté spectaculaire m'a toujours attiré.

La première fois que vous vous êtes retrouvé sur un ring, qu'avez-vous ressenti ?

Pour être honnête, j'étais complètement tétanisé. J'avais l’appréhension de me retrouver au milieu de l'arène. Derrière le rideau, mon coach me disait que c'était à moi et je tournais la tête pour faire comme si je n'avais pas entendu. Au final, c'était un sentiment unique.

Aujourd'hui, cette peur vous accompagne toujours ?

Le matin, avant un combat, j'ai toujours une boule au ventre qui grossit au fur et à mesure que l'heure approche. Mais une fois sur le ring, c'est un sentiment énorme, j'oublie tout. C'est pour ces émotions que j'aime mon métier.

Vous arrivez à vivre de votre métier de catcheur ?

Oui totalement, je ne fais que ça. Ma vie est rythmée par les entraînements, quatre fois par semaine, et les représentations le week-end avec la fédération CWS (Catch Wreslting Stars). Je pars également aux Etats-Unis pour la TNA (Total Nonstop Action Wrestling, autre fédération) durant l'année.

"Des fois on ne sait même plus
dans quelle ville on se trouve"

A quel moment vous-êtes vous dit que vous alliez en faire votre gagne-pain ?

Vous savez, je ne me suis jamais posé cette question, je fais ce sport par passion. C'est venu tout seul avec le temps. Après mes études (un master dans l'immobilier), je m'y suis mis à fond. Un jour j'ai eu la possibilité d'en faire mon métier, j'ai saisi ma chance. 

A quoi s’apparente le mode de vie d'un catcheur pro ?

C'est un mode vie un peu spécial. On est toujours sur la route, à droite à gauche. On est capable de passer deux nuits sans dormir. Ça ne me dérange pas, car j'aime voyager et j’apprends plein de langues (il rigole). Pour vous dire, des fois on ne sait même plus dans quelle ville on se trouve.

 

Les scénarios programmés à l'avance pour les combats, c'est une réalité ?

Non pas chez nous… Quand on rentre au milieu des cordes, on ne connait pas l'issue du combat. Cette fausse idée vient des Américains (il fait allusion à la WWE, la plus grosse fédération de catch au monde). Eux, ils font une série télé basée sur notre sport avec d'anciennes gloires qui ont arrêté le catch sportif, ce n'est pas la réalité. Quand je rentre sur le ring c'est pour gagner.

Pour finir, quelle est la prise qui te caractérise ?

Bien évidemment la prise de la Tour Eiffel. Dès que je l'amorce, vous pouvez être sûr que ça sent la fin pour mon adversaire. Je passe mon bras autour du cou et je fais une sorte d'arbre droit au-dessus de sa tête et je le fais basculer en arrière.


Les Etoiles du catch, samedi 15 mars à partir de 20 heures. 7 combats au programme. Tribune haute : 10 euros. Tribune basse : 20 euros. Carré d'or : 40 euros. Locations dans les réseaux Fnac, Francebillet, Digitick, Carrefour et Ticketnet.

En réservant sur le site de l'Azur Arena Antibes, vous pourrez bénéficier de trois mois d'abonnement au magazine Sportmag.

Publié le

Vous aimez cet article, partagez-le :