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Richard Marangoni : "La mobilisation des effectifs est toujours totale"

Richard Marangoni est le directeur de la Sûreté Publique de Monaco. Le patron de la police monégasque revient sur l'impact de la pandémie quant aux missions quotidiennes des différentes unités de la Sûreté.

Faire respecter les mesures décidées par le gouvernement, assurer la sécurité de la population, la Sûreté Publique a vu ses missions évoluer au fil des semaines depuis l'arrivée de la pandémie. Dernièrement, à l'occasion des fêtes de fin d'années, les agents ont par exemple dû faire preuve de vigilance face aux personnes souhaitant entrer en Principauté alors qu'elles n'en avaient pas le droit. Entre réorganisation et nouvelles missions, les représentants de l'ordre ont dû s'adapter.

Quel impact la pandémie a-t-elle eu sur votre mission ?

La Sûreté Publique, comme toutes les composantes de l'Etat, a été impliquée dans la lutte contre cette pandémie en jouant un rôle essentiel dans ce combat. Dès le début, nos effectifs ont été en première ligne pour assurer le respect des prescriptions gouvernementales en matière sanitaire, en usant à la fois de pédagogie et de fermeté.

Dans quelles mesures avez-vous dû modifier vos process habituels ?

Les contrôles pour l'application des mesures se sont rajoutées à nos missions quotidiennes. Il a fallu s'adapter pour accueillir le public dans des conditions sanitaires satisfaisantes (matériels de protection, régulation des flux, prise de rendez-vous) qui ont pu bousculer les habitudes des résidents. Nous avons réorganisé notre temps de travail en activant ponctuellement le télétravail, ou en opérant des rotations de personnels, pour être toujours en mesure d'assurer la continuité du service. La plupart de nos réunions se déroulent désormais par le biais d'outils numériques.

Comment vos équipes ont-elles été touchées par cette pandémie, tant physiquement que mentalement ?

Nous ne déplorons qu'un nombre très limité de cas de personnels contaminés, la plupart du temps dans leur sphère privée. Mais l'extrême prudence que nous nous sommes imposée dès le mois de mars, a permis globalement de nous préserver, même si nous sommes quotidiennement au contact de la population, et donc de la maladie. La mobilisation des effectifs est toujours totale, car nous sommes conscients de l'importance cruciale de notre mission, dans le combat qui est mené contre ce fléau. Ceci dit, au même titre que la population, nous aspirons tous à retrouver une vie normale.

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