Le taekwondo pour aider à rêver

L'espace Saint-Antoine accueillait ce week-end une manifestation caritative sur fond de taekwondo. Ateliers des Hwarangs, stage avec le champion français Pascal Gentil, taekwondoistes et parents ont pu profiter d'une journée où tout le monde avait droit à sa récompense en vue d'aider l'association Make a wish.

La salle de l'espace Saint-Antoine commence à avoir de l'expérience quand il s'agit d'accueillir des disciplines qui n'y sont pas forcément destinées au départ. Après un championnat du monde de sport-boules en novembre, les transformations ont été bien moins drastiques pour la tenue de la journée "Un combat, un rêve", organisée par l'association Childhoodream, au profit de Make a Wish. 

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Une journée qui a vu près de 150 enfants, issus de différents clubs de la région, réunis autour du taekwondo et dont le but était de récolter des fonds afin d'aider cette organisation qui réalise les rêves d'enfants gravement malades. Pour ce faire, le programme de dimanche était plutôt chargé. Avec le concours de l'AS Monaco Taekwondo, dont de nombreux licenciés assuraient le bon déroulé des événements, enfants et parents avaient tout le loisir de participer à différents ateliers autour de la discipline ainsi qu'un stage de perfectionnement avec l'immense Pascal Gentil.

Combattre pour ses rêves

Pas de compétition en ce dimanche, mais plutôt une journée de partage, comme l'explique le multiple champion de France et double médaillé olympique Pascal Gentil. "J'étais venu l'an dernier pour la journée des Hwarangs, une initiative lancée par la Fédération Française de Taekwondo. Cette année, on a eu un partenariat entre Make a wish et l'association Childhoodream, dont mon ami Theo Mannino est à l'initiative. C'est super de voir des jeunes qui se mobilisent pour une cause, parce qu'on est là pour collecter des fonds pour les enfants malades, accompagnés des familles. C'est un format très particulier parce que ce n'est pas vraiment une compétition en soit, c'est un moment de partage, les parents peuvent participer, tout le monde y prend part et aujourd'hui c'est une journée de partage avec une cause derrière."

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Effectivement, à l'inverse de ce qui peut se faire lors des réunions de sport de combat, où une compétition classique est organisée, cet événément, "un combat, un rêve", donnait surtout l'opportunité aux pratiquants de taekwondo, comme aux néophytes, de s'initier aux subtilités de cet art martial coréen. Avec une dizaine d'ateliers disséminés autour du plateau central, jeunes et moins jeunes avaient ainsi plusieurs missions à remplir pour compléter leur passeport. Une condition sine qua non pour l'obtention de la médaille en fin de journée. 

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Reproduction de mouvement, test de réflexes avec un plastron lumineux, parcours d'obstacles, vitesse de frappe, finesse de déplacement, coup de pied sauté, épreuve de force, équilibre, toutes les composantes ou presque de la discipline étaient présentes. "Ce qu'il y a de bien, c'est que tout le monde peut participer, les enfants comme les parents", explique Théodore Mannino, à l'origine de la journée. "Je suis étudiant à l'Edhec et tous les premières année doivent créer une association. On a choisi de le faire pour les enfants et on a eu l'idée d'un partenariat avec Make a Wish. On a ensuite voulu créer une manifestation sportive en partenariat avec l'AS Monaco Taekwondo, un club dont je suis membre depuis l'âge de 4 ans. Les enfants de cette association doivent combattre férocement pour réaliser leurs rêves et je trouve que ça va bien avec l'optique du taekwondo où on nous apprend très jeune à nous battre pour atteindre nos objectifs. Et ces enfants-là sont les plus tenaces et ceux qui ont le plus envie de se battre pour réaliser leurs rêves. C'est pour ça qu'on a d'ailleurs appelé la manifestation "Un combat, un rêve."

Récompenses pour tous

Sourires et moments de partage ont ainsi rythmé cette journée où chacun pouvait prétendre à sa récompense, sous condition d'avoir validé chaque atelier. Entres jeunes enfants volontaires et parents qui se prennent au jeu, les membres de l'AS Monaco taekwondo, présents sur chaque atelier, ont eu du boulot, tout comme Pascal Gentil, bien évidemment très sollicité sur le tapis central.

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Habitué des événements de ce genre, le triple champion d'Europe a assuré, tant au niveau des conseils que des autographes et photos une fois le stage terminé. "C'est un bon moyen de me fatiguer (rires). Mais ce genre de journées sont des bonnes choses. Je pense qu'on parle beaucoup de ce qui est négatif, mais pas assez des choses positives et là tout part de jeunes, donc je trouve que c'est assez parlant. D'autant que le taekwondo est une discipline qui s'investit. Quand Trump a fermé les frontières pour une certaine population du monde, je donnais des cours de taekwondo dans un camp de réfugiés à Paris. Quelques jours après, il y avait la finale du mondial de handball et j'ai signé le même jour un accord avec le président de la fédération mondiale et Anne Hidalgo pour que ces actions soient pérennes dans le temps. On est la première fédération olympique à se mobiliser de la sorte. On porte des valeurs, martiales, mais surtout des valeurs de fraternité et aujourd'hui on est dans la même continuité. Je citerai aussi les actions qu'on fait avec Peace and Sport. On est motivé, mobilisé et on essaie de redonner aux autres."

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Donner aux autres, c'est une phrase qui résume bien la journée qui s'est déroulée dimanche. De quoi ravir Guy Pierlot, responsable de l'antenne locale de l'association Make a wish, qui ne s'attendait pas un événement d'une telle ampleur. "Ils sont venus me trouver il y a quelques mois et m'ont dit qu'ils voulaient que Make a wish soit bénéficiaire des actions qu'ils allaient faire pour leur projet universitaire. On a eu quelques réunions, ils sont très performants, ils bougent bien et quand ils m'ont parlé de cette journée de Taekwondo, je ne me suis rendu compte de l'ampleur que vendredi et c'est comme ça qu'on a été invité aujourd'hui. On va pouvoir récolter des fonds qui vont nous permettre de réaliser des voeux d'enfants, parce que chaque voeu coûte cher, environ 3000-3500 euros, on en réalise environ 120 par an." De quoi renforcer un peu plus l'importance de ce genre de journées. 

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Make a wish, une association pour réaliser des rêves

Guy Pierlot, responsable de l'antenne de Nice, présente l'association Make a wish et son combat. "Elle née à Phoenix, aux USA et Make a wish France a été créée il y a 16 ans. Elle s'occupe d'enfants malades qui ont entre 3 et 17 ans. Ils émettent un vœu, rencontrer un acteur, un chanteur, aller à Disneyland, faire du parachutisme, n'importe quoi. On prend en charge l'enfant, mais aussi sa famille, parents, frères/soeurs, pour leur faire profiter à tous de ce rêve. On a envoyé une famille à Disneyland, on a fait une rencontre avec Rihanna, là on prépare une rencontre avec l'équipe du Real Madrid. L'idée est que l'enfant oublie son traitement, la lourdeur de la maladie le temps de son rêve, et ce qu'on aime, c'est que le temps du vœu, l'enfant malade est facteur de bonheur. On a aussi des enfants qui viennent des USA qui veulent venir sur la Côte d'Azur, on a eu un petit sur le GP de F1, on l'a emmené dans les paddocks. On travaille à 10 bénévoles sur l'antenne de Nice, mais on en manque. Donc je passe un appel."