Le sport boules à l'honneur

Club Bouliste Monégasque, la jeunesse au pouvoir

Les équipes de jeunes (U18 et U23) du Club Bouliste Monégasque figurent parmi le top européen. Tout sauf une surprise poru les dirigeants qui veillent au grain et choisissent avec un oeil avisé ceux qui viennent garnir leurs rangs.

Trouver un joueur de pétanque au potentiel important n'est pas chose facile quand on se trouve à Monaco. Et pourtant, si l'on prend le temps de regarder les résultats des U18 et des U23 du CBM,  on se rend rapidement compte que la quinzaine de joueurs qui composent ces groupes n'ont rien à envier aux autres nations européennes du haut de tableau. "On peut dire sans prétention que l'on fait partie des 4-5 meilleures nations européennes", avance Marc Costa, le président du Club Bouliste Monégasque. 

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Et pourtant, la "réserve" de joueurs potentiels n'est pas énorme en Principauté. Pour pallier à cela, le CBM se focalise un recrutement ciblé. "Nicolas Rivière, qui coache les U18 et joue avec la sélection de Monaco qui se rendra aux championnats du monde, connaît bien le secteur et détecte des jeunes de qualité qui rejoignent ensuite le club et se produisent sur des compétitions nationales et internationales, comme les championnats d'Europe ou du monde", explique Didier Fulconis, secrétaire général de la Fédération Monégasque de Boules qui chapeaute la section jeunes au club. "Les jeunes qu'on intègre, ce n'est pas fait au hasard, parce qu'à Monaco, tout le monde a envie d'y venir étant donné qu'on a des déplacements à l'international. Mais on ne prend que des jeunes qui, boulistiquement tiennent la route, ont le profil monégasque, de politesse et de correction et qui peuvent avoir un avenir dans ce sport", renchérit de son côté Marc Costa.

Compétitions et force mentale

Si le recrutement semble donc être la partie la plus importante pour le CBM et ses jeunes, ces derniers sont tout de même accompagnés par les dirigeants dans leur évolution boulistique. Mais pas forcément tous les jours. Alors qu'on pourrait penser qu'ils viennent quotidiennement s'entraîner au club pour y suivre les préceptes de leurs coaches, il n'en est rien. "Il n'y a pas réellement d'entraînement parce que ces gamins ont un niveau de jeu qui leur permet de jouer en senior. Vous les verrez régulièrement dans le département affronter les équipes locales et ensuite on cible avec le président quelques déplacements à l'étranger, comme les Internationaux de Barcelone, où vous avez 32 équipes qui sont toutes fortes. Ils s'entraînent chez eux, ils n'ont pas besoin qu'on leur fasse des entraînements ici", explique Didier Fulconis. 

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Cela s'explique aussi par le fait que ces boulistes plus vraiment en herbe ont commencé très tôt à jouer. Sous l'influence du papa ou d'un membre de la famille, la pétanque accueille les joueurs souvent très jeunes, ce qui leur permet d'ailleurs de développer un sens tactique et une connaissance du jeu importante. "Le fait que ce soient des gamins qui jouent à la pétanque depuis une dizaine d'années, au bout d'un moment, la tactique et la philosophie de jeu sont automatiquement assimilées. Après, sur un championnat d'Europe ou du monde, le coach a un rôle prépondérant. Sur le terrain, le joueur perd sa lucidité au fil du jeu tandis que le coach analyse tout et peut aussi repérer le joueur faible dans l'équipe d'en face, définir s'il faut plus orienter le jeu sur le tir ou le point", détaille Didier Fulconis. De quoi produire des joueurs de qualité et amener de beaux résultats à la pétanque monégasque. 

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