Philippe Candeloro : "Monter un pôle sportif tourné vers l'international"

Le très énergique vice-président du Skating Club of Monaco (SCOM) n'était pas là pour faire de la figuration lors du gala. Tantôt animateur de haut vol, tantôt professeur, Candeloro a fait le show.

A presque 50 ans, Philippe Candeloro en a encore dans les patins, comme il l'a montré lors de ce spectacle de fin d'année. Mais, au-delà de son célèbre salto arrière et de ses pas de d'Artagnan, ce que l'on retiendra surtout de ce gala 2019, ce sont les conseils et encouragements bienveillants d'un vice-président à ses licenciés. Rencontre avec une légende du patinage qui n'a pas la langue dans sa poche.

Comment êtes-vous devenu le vice-président du SCOM ?

Je connaissais Franck Nicolas, dit Franky, par sa participation aux Jeux Olympiques en bobsleigh, avec le Prince. A plusieurs reprises, nous avons parlé de Monaco et de sa future patinoire. Je suis venu car Franky voulait un nom qui appuie ce dossier, qui fasse passer des messages. L'idée était de développer et de faire grandir ce nouveau club afin que la demande de patinoire soit encore plus légitime. L'image de marque de Monaco à l'international nous permettrait d'y organiser des championnats. On savait également la famille princière assez liée à la pratique du patinage. Tout cela a fait que je me suis senti aussi investi et motivé pour que ce projet puisse se concrétiser et que le club progresse. Pour que le niveau des patineurs monégasques leur permette non pas uniquement une simple participation mais une véritable représentation. Aujourd'hui, on a Davide Lewton-Brain, dont la progression a été assez fulgurante. S’il ne s'entraîne pas ici à l'année, il a commencé avec le SCOM et y est toujours licencié. Et plus ça va aller, plus on aura de participants monégasques.

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Au-delà de la patinoire, quelles sont vos ambitions pour le club ?

Si on arrive à avoir plus de trois mois d'exploitation, on pourra installer une véritable structure d'entraînement avec un vrai entraîneur qui pourra s'investir et monter un pôle sportif tourné vers l'international. Aujourd'hui, le club progresse très bien mais il vivote parce qu'il n'y a pas assez d'heures. Il est donc difficile de faire venir un entraîneur de renom. L'objectif est évidemment d'apporter mon savoir, de venir plus souvent pour organiser ce pôle sportif, puis ensuite de temps en temps, pour recadrer. Après, ma partie est plus sur l'événementiel et le spectacle. J'aime enseigner aussi, mais il faut des moyens. Je ne veux pas enseigner juste pour venir chercher un salaire. L'objectif est de concrétiser et de réussir.

Qu'avez-vous pensé du niveau des jeunes ?

Le niveau est très satisfaisant en terme de progression. Il y a vraiment de bons éléments. Sur un jour comme aujourd'hui, le trac est important, mais dès que les gamins l'oublient un peu, on a l'impression de voir un peu du patinage de pro dans la gestuelle. Au niveau technique, évidemment, avec deux-trois heures de glace par semaine, ça ne peut pas être faramineux mais sur le plan artistique, il y a de la grâce, de l'aisance. Les enfants prennent du plaisir. Et puis, il y a deux bons éléments Davide et Aiden, qui est vraiment très impressionnant.

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