Fédération monégasque de patinage : lames d'artistes

À bâtons rompus

"Qu'est-ce qui vous plaît, les enfants, dans le patinage ?", questionne Laurence. Les réponses ne se font pas attendre. "La vitesse et la hauteur", pour Davide.  "C'est aussi le risque peut-être ?" "Oui", lâche franchement Davide à l'adresse du professeur, avant d'être repris par Alexandra. 

"Si c'était risqué, on ne nous demanderait pas de le faire." La princesse a raison, les jeunes sont entre des mains expertes. "Ça procure de la joie, avoue Alexandra. On a de longues journées d'école et ça nous les fait oublier." La coach s'amuse et ses camarades acquiescent. Leur professeur a fait de la compétition pendant une dizaine d'années. 

"Je m'entraînais huit heures par jour. Le patinage offre une sensation d'aisance et de vitesse à la fois. C'est un véritable sport qui fait travailler tous les muscles", précise la coach. Championne de France dans les années 1970, elle avait été sélectionnée pour les championnats du monde juniors. 

"Quand on aime ce sport, on a envie de le transmettre aux autres", voilà comment elle a continué d'exister avec sa passion chevillée au corps. "On sent que les enfants sont impliqués dans ce qu'ils font. Ils sont très concentrés. Puis comme on n'a pas beaucoup d'heures à Monaco, on y va à fond." 

L'amour des figures sur la glace anime ladite "dream team". Si bien que pendant les vacances d'été, Issei, Davide, Chelsea et Alexandra ont prévu de s'évader plusieurs semaines en stage, notamment à Pralognan-la-Vanoise et en Avignon. L'entraînement y est plus intensif, histoire d'attaquer une nouvelle saison sur des patins bien affutés.

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