Histoire de s'envoyer en l'air

Une soufflerie sur le port de Monaco. Mais kezako ? Sur invitation de la mairie, je me suis rendu sur place pour en avoir le cœur net. Une simulation de chute libre dans un tube avec de l'air qui vient d'en bas. Combi' jaune sur le dos et casque noir sur la tête, j'ai fait mon entrée dans la veine. Bref, je me suis fait souffler pour vous.

Tout a commencé par un coup de téléphone. "Est-ce que vous seriez intéressé de venir découvrir le vol en soufflerie sur le port de Monaco ?" A l'autre bout du fil, l'équipe de communication de la mairie de Monaco. Ayant déjà eu vent de ce concept, j'accepte tout de suite. Rendez-vous était donc donné à 10 heures au village de noël de Monaco. Et plus précisément à côté de la patinoire puisque c'est là que "Skydream" s'est installé. En arrivant, je découvre que je ne suis pas seul puisque toute la presse monégasque ou presque est présente. Je retrouve donc pas mal de têtes connues et amicales parmi l'assemblée de gratte-papiers. 

Sur les bancs de l'école

Nous sommes donc tous ensemble dans les locaux de la société pour suivre le briefing. L'heure est aux consignes et nous voilà tous assis, en ligne, comme sur les bancs de l'école, à prendre religieusement des notes comme si le capitaine de la Monaco Parachute Team nous faisait une dictée. On lève tout de même les yeux par moments pour le regarder effectuer gestes et positions à tenir une fois que nous serons dans cet engin si particulier qui peut souffler un vent à près de 320 km/h. Parmi nous, que des néophytes. Certains annoncent d'emblée qu'ils n'iront pas. Pour nous rassurer, et nous présenter son activité, Stéphane Mattoni nous explique que le vol en soufflerie est accessible dès 5 ans. "C'est très physique, c'est pourquoi les créneaux de vol sont de deux minutes", précise le parachutiste. Deux minutes ? Easy ! Enfin, c'est ce que je croyais.

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Suit up !

Le voir prendre la position à adopter dans la machine alors qu'il est debout face à nous à quelque chose d'assez comique. Mais il faut tout de même garder sa concentration pour assimiler les dites positions et comprendre la signification des gestes qu'il peut être amené à nous faire pour qu'on adapte la nôtre une fois en vol. Car avec le vent, impossible de se parler. Ventre plat, jambes et bras à moitié pliés, menton relevé, tout est ok. "Et pensez à sourire, il y aura des photos", nous glisse gentiment notre formateur. Il est donc temps de s'équiper pour aller voler.

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 On enfile nos combinaisons et nos casques. Tout de jaune et noir vêtus, casque vissé sur la tête, nous voilà fin prêt. Seul hic, une fois la visière fermée, mes lunettes ne passent pas. Je vais devoir la jouer à l'aveugle. On monte sur la plateforme où est située l'entrée du cylindre dans lequel nous allons voler. Assis en ligne sur le banc, nous recevons les dernières consignes et un check d'encouragement de la part de Stéphane. Vu la configuration, je vais passer dans les premiers. Galanterie oblige, je laisse une de mes consœurs ouvrir le bal.

 On peut tomber en l'air

C'est désormais à moi d'y aller. J'enlève mes carreaux et ferme la visière. J'avance doucement histoire de ne pas tomber avant même de rentrer dans la soufflerie. Stéphane m'installe contre la paroi et me fait adopter la position à tenir avant que le vent ne commence à souffler. La machine se lance et il m'aide à basculer pour que je sois face à l'air. 

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