Face au vent

C'est une discipline qui draine de plus en plus de pratiquants derrière elle. Le vol en soufflerie, reconnu comme sport il y a quelques années, est même candidat pour les JO 2024 de Paris. Et comme souvent, Monaco est présent dans ce sport à travers la Monaco Indoor Skydiving Team.

La dernière fois que l'on avait croisé les parachutistes monégasques, ils revenaient d'un mondial à Dubaï. Ils y avaient terminé sur la deuxième marche du podium en vol relatif à 8 et en 7e position en vol relatif à 4. Soit à chaque fois dans le top 10 mondial. Au téléphone, Stéphane Mattoni, capitaine de l'équipe, nous glisse qu'une soufflerie mobile va bientôt arriver à Monaco. On décide donc de se recontacter à ce moment-là. Une soufflerie mobile ? Pourquoi pas. 

La première rencontre avec Stéphane se fait donc dans les locaux de sa société, sur le port (voir p. 61-63). On s'y retrouve quelques jours plus tard pour évoquer le club et les équipes dédiées au vol en soufflerie. "Ce n'est pas qu'un loisir, c'est un vrai sport. On a les sensations de la chute libre, mais dans un espace où l'on rencontre de l'air soufflé par des moteurs", précise Stéphane Mattoni. Et ce sport, les membres de la Monaco Parachute Team n'ont pas mis longtemps à  s'y mettre pour devenir la Monaco Indoor Skydiving Team. Des juniors aux seniors, les équipes monégasques font d'ailleurs partie des meilleures de France et du monde. 

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Du gadget à une candidature olympique

Si les structures mobiles commencent à bien se développer, la pratique du vol en soufflerie en tant que sport se fait surtout dans les modèles fixes. Une question d'espace, puisqu'il faut pouvoir y évoluer à 4 (voire à 8 pour les plus grandes). Si la discipline est officiellement devenue un sport à part entière il y a environ 5 ans, avec l'apparition des premières compétitions sous l'égide de la Fédération Aéronautique Internationale (FAI) dès 2014, la soufflerie était surtout vue comme un gadget. Notamment par les parachutistes qui s'adonnaient à la chute libre, en loisir ou en compétition. 

"Nous, en tant qu'équipe de chute libre, nous avons toujours pu nous entraîner en soufflerie. Mais ça restait vraiment un accessoire au départ. Ça a commencé à se démocratiser il y a une dizaine d'années et ça a ensuite réellement explosé dans le monde entier", confie Stéphane Mattoni, capitaine de la Monaco Indoor Skydiving Team. Un sport à part entière donc, qui présente, entre autres, l'avantage d'être accessible à tous. Un vrai plus pour la discipline mais aussi pour les clubs qui voudraient la proposer à leurs licenciés. 

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Les différentes disciplines

Vol relatif à 4 (ou à 8) : L'équipe de 4 (ou 8) doit réaliser une série de figures imposées, à l'horizontale, dans un sens défini après un tirage au sort des juges. Le saut dure 35 secondes lorsque les "flyers" sautent à 4 et 50 lorsqu'ils sont 8. C'est la discipline la plus répandue dans le milieu de la chute libre et du vol en soufflerie.

Freestyle : Le "performer", comme on les appelle aussi, doit réaliser une chorégraphie en ayant la possibilité d'utiliser la totalité du volume de la soufflerie. "Depuis un an, ils ont de la musique dans les oreilles, qui est aussi diffusée pour le public, cela donne l'impression de voir un ballet, c'est vraiment impressionnant", glisse Stéphane Mattoni. Nombre des athlètes freestylers sont issus de la gymnastique.

Vol relatif vertical : C'est le même principe que le vol relatif, mais à la verticale, soit debout, soit tête en bas.