Le Monaco parachute team a foulé le podium à Dubaï

Les hommes du Monaco parachute team sont revenus fiers de la Coupe du monde de parachutisme de Dubaï, qui se déroulait du 27 novembre au 10 décembre. S'ils se sont arrêtés aux portes de la finale en vol relatif à quatre, ils ont obtenu la deuxième place en vol relatif à huit.

Quarante-deux nations représentées et près de 1 500 participants. Mais pas de quoi faire rougir les rouge et blanc. Pour sa première participation à la Coupe du monde de parachutisme en vol relatif à huit, le Monaco parachute team a fait sa place. Les hommes du capitaine et chef de mission Stéphane Mattoni sont revenus en Principauté la médaille d'argent autour du coup.

Sur douze concurrents, ils ont pris la deuxième place derrière l'équipe émiratie. "Ils étaient mieux réglés que nous et meilleurs dès le départ. Mais on les a rattrapés jusqu'à être à égalité avec eux deux sauts avant la fin. C'était une belle bagarre", rapporte Stéphane Mattoni. L'équipe des Emirats arabes unis bénéficiait d'un avantage notable : elle peut s'entraîner à volonté dans une soufflerie haute de seize pieds (environ cinq mètres), construite en plein désert… 

Dans les deux disciplines du parachutisme auxquelles le Monaco parachute team a participé, il s'agissait de réaliser dix sauts imposés. Durant chaque saut, les paras devaient effectuer une séquence de plusieurs figures. Le programme est tiré au sort la veille du top départ de la compétition.

7es en vol relatif à quatre

En vol relatif à quatre, ils se sont fait évincer de la finale par la formation allemande. "Sur les 23 équipes, seules les six meilleures accédaient à la finale", explique le capitaine. "Saut après saut, on grignotait des places sur les Allemands. Notre objectif était de finir sixième. On savait qu'aller toucher les cinq premiers était impossible. Ils sont trop pros."

A cause de quelques erreurs, l'objectif leur est passé sous le nez. "On a manqué de régularité. On vole sur nos acquis, sur nos années d'expérience. Si on veut progresser, il faudrait que l'on puisse s'entraîner plus", rappelait Stéphane Mattoni.

La plupart des autres équipes sont professionnelles. Elles font environ 1 200 sauts par an et une trentaine d'heures d'entraînement en soufflerie. La délégation monégasque, elle, s'organise différemment puisqu'elle n'est pas professionnelle.  "On ne fait que 150 ou 200 sauts par an et trois heures de soufflerie. Ça n'a rien à voir. Pourtant, au niveau international, on se trouve en milieu de tableau en vol à quatre, et parmi les cinq premiers à huit", raconte Mattoni, fier de son équipe.


Prochaine compétition pour le Monaco parachute team, les 17 et 18 janvier à Empuriabrava en Espagne. La délégation de la Principauté tentera de s'illustrer en vol relatif à 4, en soufflerie, parmi les vingt-cinq meilleures équipes mondiales.


Retrouvez un article plus long et détaillé sur l'aventure du Monaco parachute team à Dubaï dans le prochain Code Sport Monaco (février-mars).

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