Retour en grâce

Plateau de qualité

Pour qu'un gala de cette envergure attire du monde et soit une réussite, il faut bien entendu une organisation draconienne. Mais aussi un plateau d'athlètes permettant de déplacer les foules. Et, au vu du public présent à Gaston Médecin, nul doute que les choix faits par les organisateurs ont été payants. Pêle-mêle, on retrouvait ainsi Mélanie de Jesus Dos Santos, gymnaste française dont le palmarès ne cesse de grandir (triple championne d'Europe), Cyril Tommasone, membre de l'équipe de France, spécialiste des arçons et déjà qualifié en individuel pour les prochains JO (Tokyo 2020). 

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Avec eux, Julien Gobaux et Kevin Crovetto, de l'Étoile de Monaco, mais aussi Joana de Freitas, Chiara Phily ou Leslie Orsi, du Femina Sport de Monaco. En acrobatique, le trio monégasque (Albane Viora - Ninon Ginola - Paloma Verdino) avait une sacrée concurrence avec, notamment, les trois demoiselles Belges (Talia de Troyer - Britt Vanderdonckt - Charlotte Van Royen) championnes d'Europe 2019. En rythmique, l'ensemble national estonien ou la jeune Anna Romankova ont également répondu à l'appel de la FMG. 

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Sans oublier bien sûr la présence de Katelyn Ohashi, l'américaine devenue star des réseaux sociaux après son passage au sol lors des championnats universitaires américains (voir encadré). Et pour départager tout ce petit monde, deux groupes de juges. D'un côté, d'anciens sportifs de haut niveau. De l'autre, des spécialistes de la gymnastique. Et le spectacle a été au rendez-vous. 

C'était show show show

Les présentations faites, la compétition pouvait alors commencer. Tout le monde prenant part à la fête au sein des trois clubs de la Principauté, l'ouverture du gala était ainsi un savant mélange des différentes gyms, réalisée par les jeunes pousses monégasques. Une mise en bouche parfaite pour ce qui allait suivre. 

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Et il ne fallait pas cligner de l'œil trop souvent tellement le rythme de ce gala a été soutenu. D'un bout à l'autre du plateau, les performances de haut vol se sont succédé. Mélanie de Jesus Dos Santos a montré à tout le monde pourquoi elle est l'avenir de l'équipe de France. Bondissante au sol, débordante d'énergie et de grâce à la poutre, elle a enchanté le public, de même que sa partenaire Lorette Charpy lors de l'un de ses passages aux barres asymétriques. 

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Le trio belge des récentes championnes d'Europe a également enchanté l'assistance par ses figures impressionnantes. De quoi justifier pleinement leur titre européen quelques semaines auparavant. La jeunesse du Femina Sports Monaco, également en lice dans la partie démonstration, a montré l'étendue de son talent au travers des numéros d'Albane Viora, Ninon Ginola et Paloma Verdino, d'un côté, et du ''Diego Solana show''. En rythmique, l'ensemble national estonien a proposé des chorégraphies de toute beauté, s'imposant fort logiquement à l'issue de la compétition. 

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Mais les deux jeunes Russes Anna Romankova et Arina Straskova et l'Italienne Sofia Maffeis ont fait planer un voile de grâce et de délicatesse sur le praticable, maniant subtilement leurs engins. Julien Gobaux et Cyril Tommasone se sont livrés une belle bataille en artistique, finalement remportée par l'Etoiliste (qui succède à son coach, Thierry Aymes, 22 ans après lui). Les athlètes de la Principauté ont ainsi eux aussi brillé et offert de beaux moments, à l'image de Joana de Freitas à la poutre ou Kevin Crovetto lors de son passage aux arçons, prenant avec lui un de ses jeunes apprentis de l'école de gym. Certains programmes ont également été exécutés en simultanée par des représentants des clubs monégasques, offrant par là-même un numéro unique au public. 

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Un public particulièrement animé lors des passages de la star américaine Katelyn Ohashi, largement en tête à l'applaudimètre. Elle a d'ailleurs été récompensée en recevant un trophée Princesse Grace, prix spécial décerné par l'organisation. Chez les compétiteurs, ce sont Mélanie de Jesus Dos Santos (GAF), Julien Gobaux donc (GAM), l'ensemble national estonien (rythmique) et le trio belge (acro) qui l'ont emporté. De quoi mettre ces demoiselles à l'honneur, comme un écho à ce qu'était originellement le Tournoi international de gymnastique Princesse Grace. A l'issue de cette édition 2019, la directrice, comblée, glissait d'ailleurs, "on se retrouve dans deux ans pour la prochaine". Le rendez-vous est pris. 

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Katelyn Ohashi fait son show

Elle a fait le buzz en début d'année sur les réseaux sociaux, en réalisant une chorégraphie au sol endiablée inspirée de Michael Jackson, qui lui a valu la note parfaite de 10/10. Katelyn Ohashi était l'une des têtes d'affiche de ce Gala Princesse Grace, nouvelle formule. Une belle découverte pour le public que cette jeune athlète de 22 ans au physique et au parcours atypiques. Car si c'est le sport universitaire qui l'a révélée au grand public, Katelyn Ohashi est loin d'être une inconnue dans le monde de la gym. Ancien membre de l'équipe nationale américaine, elle est la dernière à avoir battu Simone Biles, aujourd'hui quadruple championne olympique. C'était en 2013, lors de l’American Cup. Ce n’est qu’après un enchaînement de blessures qu’elle a décidé de s'orienter vers le sport universitaire. Avec le succès qu'on lui connaît. Aujourd'hui retirée de la compétition, l'Américaine embrasse une nouvelle carrière, notamment en donnant des conférences anti-harcèlement, sur l'émancipation de la femme ou encore sur la confiance en soi. Elle est d'ailleurs intervenue juste avant le gala au Lycée Albert 1er, avant de participer à un entraînement avec les jeunes gyms du Fémina Sports.