Femina sports à la découverte du monde

Les filles de Femina sport étaient onze à se rendre dans les Hauts-de-Seine, à Levallois-Perret, pour se frotter aux meilleures juniors du monde. Du 30 juin au 5 juillet, quatre formations ont pris part à la compétition mondiale par groupe d'âges.

Après une échéance mondiale franchie la tête haute, les jeunes gymnastes du Rocher avaient bien mérité un peu de repos. On les a tout de même sorties de leur grasse mat' peu après leur retour, histoire de faire le point. 

Kimberly Arnulf, manager général du club, avait amené avec elle une gym de chaque formation ayant participé à l'événement. Eva Arnulf, Pénélope Fresko, Éléonore Ré et Andressa-Marie Lopez prenaient timidement place autour de la grande table de réunion, située au 9e sous-sol de la gare, où se trouvent les gymnases.

Les championnats du monde de gymnastique acrobatique ont lieu tous les deux ans. Pour y participer, il faut être senior. Ce qui n'est pas encore le cas des gymnastes du Rocher. 

Alors la troupe des onze a pris part à la compétition mondiale par groupe d'âges, divisée en trois catégories : celle des 11-16 ans, des 12-18 ans et des 13-19 ans.Pour les jeunes femmes, c'était l'occasion de se tester à l'international et de terminer la saison en beauté. 

Car si elles n'ont pas accédé aux finales, réservées au top du top venant souvent de Grande-Bretagne, de Russie ou encore du Portugal, elles ont tout de même donné le meilleur d'elles-mêmes lors des qualifications. À Monaco, on ne pratique la gym acro que depuis six ans alors que les nations pré-citées cultivent la discipline depuis plus d'une trentaine d'années.

Une première pour les Monégasques

Accompagnées de Kimberly et des coaches Yanis Odru et Rémi Chal Debeauvais, deux équipes monégasques ont mis les pieds à Levallois pour une première compétition à ce niveau. 

Le duo composé de Milla Fabre et Pénélope Fresko s'est classé 30e sur 38 dans la catégorie 11-16 ans. Alors qu'elles avaient réalisé un passage très propre en statique (il s'agit de maintenir une position durant trois secondes), les demoiselles ont fait une "micro boulette", comme l'explique Kimberly, en dynamique, ce qui leur a coûté un peu en terme de points.

Du côté du trio d'Ilona Chiabaut, Emma Levaillant et Eva Arnulf - qui n'évoluent ensemble que depuis neuf mois - on note une nette évolution. Les demoiselles engagées dans la catégorie 12-18 ans ont amélioré de plus d'un point leur résultat par rapport aux championnats d'Europe au Portugal, en octobre. 

Et ce, malgré le remplacement d'Anastasia Sangiorgio, occupée à passer son baccalauréat, par Emma Levaillant. Les gymnastes ont accompli leur mission en présentant deux mouvements sans fautes majeures et se sont classées 23es sur 35.

"Une aventure de groupe"

Du côté des Françaises de Femina sports, la compétition a également pris une tournure agréable. Le trio de Julia Galati, Chiara Galati et Éléonore Ré a terminé à la 22e place sur 34 dans la catégorie 11-16 ans. "Ce groupe a un avenir prometteur. Je pense que d'ici deux ans, il pourra aspirer à entrer en finale", annonce l'entraîneur. 

"Elles devront progresser en technique pour arriver à ce niveau", tempère-t-elle. La coach explique qu'une telle compétition se prépare sur une longue période. "On pense déjà à la prochaine édition en Chine, en 2016", déclare-t-elle. 

Quant à Maeva Desplat, Maud Voituret et Andressa-Marie Lopez, elles ont croqué la cerise sur le gâteau de ces mondiaux juniors en prenant la 16e place sur les 35 trios de la catégorie 12-18 ans. Les filles ont su tirer profit de l'expérience d'Andressa-Marie et de Maud, déjà présentes lors de la compétition mondiale de 2012 à Orlando. 

Pour cette fois-ci, l'objectif semble atteint. "Ce que l'on voulait, c'est que les quatre équipes se sélectionnent pour les "monde" lors des derniers championnats de France. On l'envisageait vraiment comme une aventure de groupe."

En plus d'avoir décroché son ticket, le collectif a su gérer la pression comme il faut. "Certaines stressent plus que d'autres", affirme Andressa-Marie. "Moi, je n'étais pas trop stressée parce c'était ma deuxième compétition à ce niveau et globalement, je ne stresse pas. Je me donne à fond lors des entraînements alors je pars du principe que je n'ai pas de raison de m'en faire."

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