Victor Langellotti : un grimpeur made in monaco

Victor Langellotti termine sa troisième saison au sein du pôle espoirs de l'Union Cycliste Monégasque. S'il se laisse encore un an pour tenter de passer pro, le jeune homme a vécu une année compliquée due à des blessures.

Chez les Langellotti, difficile de passer à côté du deux roues. Avec un papa passionné de vélo, président de la Fédération Monégasque de Cyclisme et membre de l'Union Européenne de Cyclisme, il y a de fortes chances de tomber dedans dès petit. Pourtant, Victor n'a pas débuté sa carrière sportive par la bicyclette. C'est avec le temps que cette passion lui est venue pour l'emmener à nouveau cette année sur les championnats d'Europe sur route. Seul Monégasque de son groupe au centre de formation de l'Union Cycliste de Monaco, le jeune homme a rapidement gravi les échelons dans sa discipline. Pourtant, il ne s'y prédestinait pas forcément au départ… 

"J'ai commencé par faire du foot mais j'ai arrêté parce que je n'étais pas très doué (rires). A l'école, à Monaco, on participe aux Jeux Athlétiques et j'ai gagné la course d'endurance à laquelle j'ai participé, donc je me suis tourné vers l'athlétisme. Après 5 ans d'athlé à un bon niveau, mon entraîneur de l'époque, Jacques Candusso, m'a suggéré de faire du vélo pour gagner en puissance." Un conseil que le garçon écoute mais qui va l'éloigner du tartan pour l'asseoir définitivement sur sa selle. "J'en faisais déjà depuis pas mal d'année en loisir et ça m'a rapidement plu."

Conseils paternels

Et dès lors que le jeune homme se lance dans le cyclisme, papa n'est pas bien loin pour lui prodiguer des conseils. "C'est lui qui m'a tout appris, de tout jeune jusqu'à ce que je grandisse et que je me lance vraiment là-dedans. Il était toujours avec moi pour les sorties sur route et il a réellement eu un rôle primordial." En rentrant à l'UCM, Victor retrouve aussi des personnes qu'il connaît depuis son plus jeune âge, ce qui lui permet une adaptation plus rapide, même si le fait de commencer le vélo, sportivement parlant, un peu tard a pu l'handicaper au départ. 

"Au haut niveau, ça a été compliqué au début. Les premiers temps c'était dur parce que j'avais un gros retard au niveau de l'entraînement, sur le plan physique par rapports aux jeunes de mon âge, de même qu'au niveau de l'expérience en course, savoir quand partir, quand temporiser. Mais ça se comble assez rapidement et j'ai pu vite retrouver le niveau des autres." Auteur de très bons tests à l'effort, ce jeune grimpeur  nourrit de grandes ambitions pour la suite, avec notamment l'envie de passer pro.

Saison difficile

Cette année, il était l'un des fers de lance de son groupe au pôle espoirs de l'UCM et s'était fixé de grands objectifs, avec notamment dans l'idée de bien figurer sur le tour du Val d'Aoste, la compétition des grimpeurs. "Ma saison a été un peu tronquée par les blessures. En février j'ai eu un problème au genou mais j'ai pu revenir au niveau où je voulais être pour le mois de juillet. Et sur ce premier gros objectif, le tour du Val d'Aoste, je perds tout. J'étais en très bonne position pour un top 10 et je chute."

 Résultat, une fracture du coude et un nouveau temps d'arrêt pour le Monégasque. La saison n'est pour autant pas terminée et Victor avait encore le championnat d'Europe (40e au contre-la-montre et 116e au général) - "ça a été une déception que cela ne se fasse pas à Monaco car on aurait roulé vraiment chez nous, sur nos routes d'entraînement, mais c'est une chance folle pour moi de pouvoir représenter la Principauté" - mais aussi le tour de Lombardie (01/10) et les championnats du monde au Qatar (14/10). De quoi avoir l'opportunité de clôturer en beauté une saison qui aura été frustrante pour le jeune homme.

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