Haute Route des Alpes, "Si Mon Equipe Gagne"

Trois agents de la Société Monégasque de l'Électricité et du Gaz ont pris part à la Haute Route des Alpes l'été dernier. Une aventure humaine rendue possible par le soutien de la SMEG.

Aventures sportives et humaines sont souvent liées. Christophe Petitfourt, Lionel Ipert et Jean-Pascal Farrugia ont pu le vérifier l'été dernier. Tous trois agents de la Société Monégasque de l'Électricité et du Gaz, ils ont eu l'idée un peu folle de se lancer à l'assaut de la Haute Route des Alpes, une course cycliste d'une semaine qui les a menés de Nice à Genève en passant par des routes de montagne. De quoi resserrer les liens entre les trois hommes qui ont pu prendre le départ de la course grâce au soutien de leur société. 

Une histoire d'hommes

Pour qu'une aventure se lance, il faut un point de départ. Un homme de base. Dans ce cas-là, ils étaient deux. Jean-Pascal Farrugia, 50 ans, et Christophe Petitfourt, 34 ans, avaient envie de se lancer dans un défi cycliste en prenant connaissance de la course la Haute Route des Alpes. Mais avant de se lancer, ils voulaient qu'un de leurs collègues les rejoigne, comme l'explique l'intéressé, Lionel Ipert, 45 ans. "En novembre de l'année dernière, Christophe et Jean-Pascal sont venus me voir pour me proposer de faire cette course avec eux. Je leur ai dit oui tout de suite", se souvient celui qui est aussi un vététiste averti. 

Seul bémol à l'aventure, les frais d'engagement. Très conséquents, ils constituent un frein pour les trois employés de la SMEG. "Quand ils sont venus m'en parler, je leur ai dit qu'il n'y avait pas de souci pour que je participe avec eux, mais qu'il faudrait qu'on voit avec notre hiérarchie s'ils pouvaient nous sponsoriser sur la course parce que les frais d'inscriptions étaient trop élevés. On a eu un retour positif de notre direction, du coup on a pu se préparer en vue de cette course", explique Lionel Ipert. Si les frais d'inscriptions ont été pris intégralement en charge par la SMEG, l'aspect logistique a été facilité par la Société Monégasque d'Assainissement (SMA), qui les a aidés pour la location du véhicule et les hébergements. De quoi leur faciliter la tâche, d'un point de vue administratif. 

Pour ce qui est du sportif, ce sont bien les trois agents de la SMEG qui étaient sur les vélos. "Je m'entraîne tout le temps parce que d'habitude, je suis en VTT, mais là je l'avais mis de côté et tous les jours je faisais des sorties sur route. Jean-Pascal, qui a une maison à Auron, et qui a découvert la course comme ça, s'entraînait entre Nice et Auron. Christophe est quelqu'un qui fait des Ironman et s'est aussi entraîné dans le coin." 

Des cols à perte de vue

Car la Haute Route des Alpes, c'est une course de montagne que bon nombre de grimpeurs cyclistes apprécient. Avec plus de 20 cols au programme, 855 km et plus de 20 000 mètres de dénivelé, mieux vaut avoir les cuisses solides avant de s'attaquer à ce genre d'ascensions. Avec 7 étapes en 7 jours, nos trois cyclistes allaient donc rejoindre Genève en prenant leur départ depuis Nice. Et la première étape a révélé quelques surprises aux trois compères, notamment à Lionel Ipert. "Quand je vais sur une course je veux tout le temps gagner, mais je me suis tout de suite aperçu, dès le premier jour, que ce serait difficile. Même dans ma catégorie, en 40 ans, je me suis vite rendu compte que ce serait compliqué. J'ai pris très vite du retard, j'ai complètement craqué dans la montée d'Auron et j'ai perdu beaucoup de temps." 

D'autant que le format de la course était particulier, ce qui a pu surprendre Lionel et ses collègues. A l'instar de ce qui se fait sur les rallyes de régularité, certaines zones voyaient le chronomètre gelé, ce qui permettait à certains de récupérer lors de ces moments où la montre ne tourne pas. "Ce point là, je ne l'ai pas trop bien géré les deux premiers jours. Ensuite j'ai un peu plus compris, parce qu'il y avait une étape 100% chronométrée, et j'ai réussi à prendre 6 et 10 minutes sur les deux gars devant moi."

Rageant pour celui qui a été  capitaine du Team SMEG au Raid GDF-SUEZ à de nombreuses reprises et qui est finalement arrivé au bout avec une 10e place au général et une 3e place dans sa catégorie (plus de 40 ans). Là encore, l'important n'était pas le classement, mais bel et bien l'aventure humaine, même si la 24e place de l'équipe est à noter. "Il y a eu des moments difficiles pour tout le monde. Jean-Pascal avait beaucoup de doutes avant de partir, et le voir arriver au bout et retrouver sa femme et ses enfants qui l'attendaient, c'était très beau. On a un peu douté à 3 étapes de la fin, sur la plus dure, mais à chaque fois qu'on arrivait le soir, on se disait que le lendemain serait un autre jour."

Soutien

D'autant que les trois hommes de la SMEG pouvaient compter sur le soutien sans faille de leurs proches, mais aussi de leurs collègues. Car au fil des mois, un engouement général s'est formé derrière eux, jusqu'à les porter un peu dans leurs ascensions. Pour preuve, dès leur retour, ils n'ont cessé d'être félicités dans les couloirs de la société. Tout au long de la course, ils avaient pu faire suivre leurs aventures grâce au réseau social de l'entreprise où ils postaient régulièrement, "surtout quand on avait du réseau", des nouvelles d'eux sur la course. Un petit film a d'ailleurs été réalisé, retraçant leur épopée, de quoi laisser de beaux souvenirs de cette aventure entre collègues. 

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