Magali Bonnier : "Ça donne une force  de persévérance"

Magali Bonnier est chargée de clientèle banque privée au Crédit Agricole Monaco. Anciennement sur Paris et Lyon, déjà dans le secteur bancaire, elle a fait son arrivée à la succursale de Monaco du Crédit Agricole il y a presque 9 ans.

Maman de deux enfants, conseillère en banque privée, Magali Bonnier est aussi une passionnée de course. Marathonienne dans l'âme, elle profite de cet amour pour la course pour voyager de temps en temps et envisage de passer au triathlon d'ici quelques années.

Pourquoi la banque ?

Le hasard ! Quand j'étais encore au collège / lycée, je voulais être prof de sport. J'ai eu une blessure au genou qui m'a empêchée de présenter le concours du STAPS. Donc je suis partie sur une filière qui était beaucoup plus économique et commerciale et c'est là où j'ai découvert ma fibre commerciale. J'ai ensuite présenté un concours dans mon premier établissement bancaire, que j'ai réussi, et je suis partie sur un portefeuille clients. Après j'ai eu des perfectionnements, propres à la finance et aux produits bancaires quand j'étais en région parisienne. 

Qu'est ce qui vous plaît dans ce métier ?

C'est essentiellement le relationnel client. C'est ça qui me fascine. La banque est un moyen - enfin les placements financiers, puisque je suis aujourd'hui chargée de clientèle banque privée - pour satisfaire la clientèle, les aider à réaliser des projets, gagner de l'argent. C'est vraiment le relationnel clients qui me plaît aujourd'hui puisque le métier de la banque a énormément évolué ces dernières années, d'autant plus sur la place de Monaco. Le métier a été revisité. J'essaie de garder ce côté humain, une relation clients très intense, vraiment particulière et privilégiée, notamment à Monaco. Je cherche toujours, lorsque le client sort de mon bureau, à ce qu'il sorte avec le sourire et soit satisfait de ce que je peux lui apporter.

Comment en êtes-vous venueà faire de la course ?

Je cours depuis environ 25 ans. J'ai commencé quand j'avais une quinzaine d'années. Mes parents m'ont mise au sport très jeune. Dès l'âge de 3-4 ans, j'ai commencé comme beaucoup de petites filles par la danse, la gymnastique avec agrès. Et puis on a changé d'endroit en région parisienne et du coup ça m'a amené à faire un autre type de sport, le basket, où les déplacements sont très très intenses, plus sur du fractionné. Je me suis donc dit qu'il faudrait quand même que j'ai une base de foncier un peu plus solide. C'est comme ça que je me suis mise à la course à pied. J'avais quinze ans. J'ai depuis arrêté les sports collectifs à cause des risques de blessures, mais je fais un peu de vélo et de natation. 

Course, natation, vélo, il semblerait que vous pourriez facilement vous tourner vers le triathlon ?

C'est prévu ! Je me fixe 8-10 ans avant de passer au triathlon. J'aimerais faire un Ironman dans ma vie. C'est l'objectif. J'aurai une cinquantaine d'années à ce moment-là, mais c'est surtout par rapport à l'âge de mes filles. Je pourrai m'entraîner plus facilement d'ici-là, notamment en vélo où il faut partir au moins 4 heures pour faire des sorties utiles. 

Qu'est ce qui vous a donné envie de partir sur des marathons ? Le challenge d'aller au bout ?

Oui tout à fait, c'était ça, c'était le challenge. Je voulais attendre mes 40 ans et que ma petite dernière soit un peu plus grande, mais l'envie était trop forte. Donc à 38 ans, je me suis lancée sur mon premier marathon (en 2014, Nice-Cannes). Et cela passe par une préparation très forte. C'est comme ça aussi qu'on vit bien le jour de la course. Je me suis fait un petit challenge avec un collègue qui est devenu un ami. On s'est dit "hop, on se le fait ensemble." On a réussi à faire ça, à programmer nos entraînements, tout en composant avec nos vies familiales respectives. On s'organisait. Et ça a été très, très plaisant. Une très belle expérience. Et du coup, comme j'étais lancée,  je l'ai refait en 2015, et je me suis fait mon super plaisir pour mes 40 ans, avec celui de New York en 2016.

Comment s'est passé New York ? 

C'était une expérience particulière, c'est un marathon assez mythique…C'est totalement ça ! Moi je n'avais l'expérience que des deux précédents sur le Nice-Cannes. A ce jour, je n'avais pas d'autres ambiances. Mais ce n'est pas un mythe, c'est vraiment ça. J'ai réellement vécu un truc extraordinaire. C'est quelque chose de très fort (émue). Voir tout ce public qui vous soutient pendant 42 km, c'est génial. C'est très, très fort. Vraiment. Je pense que tout marathonien doit faire celui de New York une fois dans sa vie. J'aimerais bien faire ceux de Berlin en 2018 et de Paris, parce qu'en étant originaire de la région parisienne, c'est quelque chose qui me plairait. Mais comme je n'en fais qu'un par an, il faudra voir. 

Professionnellement, la course, le marathon, cela vous permet d'aller plus loin ?

Exactement. Je me dis aussi que face à des difficultés, quand on est capables d'aller puiser dans les moments où c'est dur… Beaucoup de gens ne comprennent pas l'état d'esprit des coureurs, mais justement, c'est d'aller toujours plus loin. Parfois ça se passe bien avec les clients, parfois il y a des périodes où c'est la négociation. C'est un échange, du donnant-donnant. Et donc le fait  d'être sur des terrains pas toujours évidents par moment, on va jusqu'au bout, on continue, on persévère. Ça donne cette force de persévérance. Et d'aller jusqu'au bout, on ne lâche rien.

Publié le

Vous aimez cet article, partagez-le :

   
Photos

3 questions à Rémi Raso Directeur du Crédit Agricole Monaco

Pouvez-vous nous parler de la banque privée ?
Notre succursale banque privée existe depuis 1989 sur Monaco. Elle est constituée de 7 conseillers privés appuyés par des assistantes, des expertises basées sur Monaco (Advisory, Mandats de Gestion) et aussi des expertises du groupe (Ingénierie Patrimoniale, service à l'international, Immobilier, Assurance/prévoyance....). Nous avons une approche patrimoniale globale (juridique, fiscale, successorale) en proposant un service personnalisé sur les placements financiers en architecture ouverte, une ingénierie sur les financements immobiliers. Nous accompagnons nos clients dans l'ensemble des étapes de leur vie.

Quel est le rôle des conseillers privés ?
Les conseillers sont le pivot de la relation de confiance avec nos clients. Notre valeur ajoutée est d'apporter du conseil utile, adapté et sur-mesure dans la durée. Nous offrons à nos clients par notre proximité un service personnalisé et réactif. Les conseillers privés sont les garants de cette qualité de service. Nous pouvons oser rapprocher leur rôle à celui du médecin généraliste qui possède une palette large de compétences et qui s'appuie sur un réseau d'expertises pour répondre aux attentes plus spécifiques de type ingénierie patrimoniale, fiscale… Un exemple concret est leur capacité à accompagner nos clients sur des financements immobiliers même complexes sans seulement proposer un crédit lombard.

En quoi la pratique du sport apporte un plus à Magali dans l’exercice au quotidien de son métier ?
Magali pratique à haute intensité un sport très exigeant. Le parallèle avec son métier est aisé. En effet, comme dans son métier de conseiller privé, la réussite d'un chrono passe à plus de 90 % dans la préparation. C'est exactement le même schéma dans l'accompagnement patrimonial de ses clients. Au delà de la préparation, courir un marathon nécessite d'être solide mentalement pour ne pas lâcher à la moindre baisse de régime ; qui n'a pas connu la fameuse barre des 35 km… Dans une relation client pérenne, c'est la même chose. Il faut de la confiance pour justement passer ces caps essentiels. Enfin, je constate qu’elle met son esprit de compétition au service de nos clients en étant pro-active dans ses propositions et en exigeant de leur fournir le meilleur conseil. Et à l’évidence, nos clients le ressentent.