Traditionnellement barj's !

Pour la troisième fois, un "Défi des Barjs" a fait son arrivée au port de Monaco. Après Île Rousse et Rome, c'est de St-Florent (Corse) que deux embarcations sont parties pour une course qui aura duré un peu plus de 36 heures.

Il existe certains défis qui suscitent des questions. Pourquoi ? Comment ? D'où vient l'idée ? Pourquoi ce format-là ? Depuis la première édition, le "Défi des Barj's" fait partie de ceux-là. Se lancer dans une traversée de la Méditerranée, à la rame et dans une barque traditionnelle, il faut forcément avoir un petit grain de folie. D'autant que cette année, Eric Farineau, l'homme derrière ce défi, a décidé de corser les choses.

Erika Tanaka Csm36 Barj S 7

"Le dernier que l'on avait fait, c'était Rome-Monaco, en 5 jours, avec 9 rameurs et 2 barreurs. Et comme on s'adresse à des sponsors pour financer le projet et reverser ensuite les dons, il faut un défi sportif. Faire plus que Rome-Monaco était difficile en terme de logistique. Cette année, nous avons fait une course, c'est une première, avec deux bateaux. Et nous avons aussi réduit les équipages.

"Le plus difficile des trois"

Avec 7 rameurs et un barreur, plus deux personnes sur les bateaux suiveurs, chaque équipe devait définir une stratégie pour réussir sa traversée. Le départ se faisait donc depuis Saint-Florent, en Corse, et avec l'arrivée à Monaco, il y avait un peu plus de 190 km à parcourir à la rame. En voyant la corne sur les mains de ces rameurs aguerris, et les cernes sous leurs yeux, nul doute que ce défi fut difficile.

Erika Tanaka Csm36 Barj S 9

"Ça a été le plus dur des trois. On fait tous de la rame en compétition, à l'exception de Philippe Verdier, qui est venu remplacer un désistement de dernière minute, mais c'est un vrai sportif. Il fallait définir une stratégie et des changements, et en ce qui nous concerne, chaque rameur faisait 4 h 30 de rame et une 1 h 30 de repos, et ça depuis Saint-Florent.

Levée de fonds

En partant vendredi soir depuis l'Île de Beauté, aux alentours de 22 heures, les deux embarcations ont mis un peu plus de 36 heures pour rallier la Principauté, en arrivant dimanche matin, peu avant midi. Un moment de soulagement pour ces rameurs au grand cœur. Car, même si certains ont pu connaître quelques difficultés, craquer par instant, c'est le groupe qui a fait la différence. "Il y avait cet esprit d'équipe pour ne pas lâcher. On a eu une bonne mer, on avait bien vérifié la météo, et on a repoussé le défi de 2 semaines pour ça. On a eu une petite houle par moments, mais rien de fou, on a vu des dauphins, c'était super", glisse, les yeux encore humides, Eric Farineau.

Erika Tanaka Csm36 Barj S 5

Réalisé au profit de deux associations, le Rocher du cœur et les Enfants de Frankie, ce Défi des Barj's 3e du nom devrait à nouveau permettre de collecter des fonds pour ces deux entités. "On n'a pas encore eu le temps de faire les comptes, mais ce qui est sûr, c'est qu'on aura réuni plus de fonds qu'il y a deux ans." 

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