Richelmi sur un nouveau départ

L'aventure avec Alpine en WEC (World Endurance championship) a pris fin pour le Monégasque Stéphane Richelmi. C'est avec Audi et le Team belge WRT en GT qu'il va finalement démarrer cette nouvelle saison.

Les 24 Heures du Mans, les 6 Heures de Silverstone ou de Bahrein… Tout cela appartient désormais au passé pour Stéphane Richelmi. Un souvenir doré, teinté tout de même d'une petite pointe d'amertume pour le pilote qui n'imaginait pas quitter le monde du WEC aussi soudainement lorsque nous l'avions rencontré à l'issue de sa fantastique campagne 2016. Mais bien des choses ont changé depuis. Nouveau team, nouvelle marque, nouveau championnat et nouveaux coéquipiers aussi, puisque c'est finalement avec Audi et le Team WRT et en GT que le Monégasque écrira un nouveau chapitre de sa carrière.

La rupture

Tout s'était pourtant déroulé pour le mieux. Début 2016, Stéphane Richelmi rejoignait le Team Synatech-Alpine qui voulait redonner une seconde vie au modèle phare des années 60. "Ce qu'ils voulaient faire cette année-là, c'était redonner du prestige à cette voiture à travers le WEC", explique Stéphane Richelmi. Et ce fut un franc succès. Pour le Monégasque, cette campagne 2016 restera pour lui "l'une des meilleures" qu'il n'ait jamais connue. Vainqueurs entre autres de l'une des plus prestigieuses courses du monde dans leur catégorie, les 24H du Mans, Stéphane Richelmi, Nicolas Lapierre et Gustavo Menezes sont couronnés champions du monde de LMP2 au terme de la saison. Alors qu'il se voyait bien continuer l'aventure, un événement est venu contrecarrer ses plans et ses envies.

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"Avec le passage en pilote "gold" de Gustavo Menezes, il y avait un pilote en trop. Dans une équipe il faut toujours un silver et là, il n'y en avait plus. L'un de nous devait quitter le trio." Stéphane Richelmi se voit alors proposer une autre place au sein de la seconde équipe de la marque. "Alpine m'avait proposé d'être le leader de l'équipe de la deuxième voiture. J'avais bien évidemment accepté. C'est un statut qui me convenait parfaitement." Mais une fois de plus, les choses ne se sont pas passées comme prévues. "Pour des raisons budgétaires et de programme, ça ne s'est finalement pas fait. Et puis la voiture n'était pas prête de toute façon. Je n'avais pas envie de rester dans l'incertitude." Les ruptures sont parfois douloureuses, mais elles sont aussi la porte ouverte vers de nouvelles opportunités.

Les retrouvailles

Et c’est chez Audi qu’elle s'est présentée. Là où il a effectué ses premiers grands débuts sur l'asphalte il y a trois ans maintenant, en monoplace. Le gamin qui rêvait d'intégrer les plus grandes écuries de F1 s'était finalement retrouvé par la force des choses au volant dans autre baquet et dans un tout nouveau type de compétition. 

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Et de ses débuts, Stéphane Richelmi en garde de bons souvenirs. "Ça s'était plutôt bien passé avec Audi lorsque j'entamais ma carrière post-monoplace, donc je n'ai pas hésité longtemps avant de réitérer l'aventure." A 27 ans, c'est donc au volant d'une Audi Audi R8 LMS du Belgian Audi Club Team WRT en compagnie Nathanaël Berthon et Benoît Tréluyer qu'il va débuter cette nouvelle saison. Un trio plein de promesses car sur le plan de l'entente tout semble rouler pour le mieux. "Je suis content de les avoir rejoints. Je connaissais déjà Nathanaël, et Benoît, je l'avais déjà rencontré en WEC", raconte le Monégasque. Un plaisir qui semble partagé par le plus expérimenté du trio, Benoît Tréluyer lorsqu'il s'est s'est confié il y a peu à autonewsinfo : "ils sont sympas et rapides. C’est avec plaisir que je vais mettre mon expérience à leur service. On m’a aidé lorsque j’étais jeune pilote, et je serai heureux de partager un peu de tout ce que j’ai appris au fil des saisons."

Si la Blancpain European Cup est moins reconnue que le WEC et les "voitures moins rapides " comme nous l'a expliqué Stéphane Richelmi, elle n'en reste pas moins une compétition très relevée. "Ce n'est pas un championnat badgé par la Fédération Internationale d'Automobile (FIA) contrairement au WEC mais il y a du niveau. C'est le championnat où il y a le plus de constructeurs." 

Ce dimanche, les 3H de Monza en Italie seront le théâtre de l'ouverture de cette nouvelle saison où sont attendues pas moins de 53 GT3. "Ce n'est pas très loin. Avant en championnat du monde, je voyageais énormément et partout dans le monde. C'est sûr que cette saison sera différente", concède le pilote. Mais l'important n'est pas là. "Ce qui m'importe, c'est rouler et continuer à prendre du plaisir avec toujours la même envie de gagner". Opposé à Lamborghini, BMW, Ferrari et bien d'autres, cette nouvelle saison promet d'être comme à son habitude, très relevée et le championnat très disputé. 

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