Maré : "L'étape la plus difficile du Dakar"

Adrien Maré continue son bout de chemin. Sur cette 5e journée, son parcours a vraiment été semé d’embûches. Une étape où le sable n’a fait aucun cadeau aux pilotes.

Elle aura marqué ce Dakar 2018. La 5e journée de cette édition -dernière dans les dunes péruviennes- a été un véritable calvaire pour l’ensemble des coureurs. Une lourde chaleur qui provoque un sable très mouvant, des dunes d’une grandeur encore jamais vu sur un Dakar… cette étape comportait tout pour faire vivre un enfer aux pilotes encore en lice.

Son bilan est lourd. 11 abandons, dont le plus marquant est évidemment celui de Sebastien Loeb. Ensablé à deux reprises, le nonuple Champion du Monde de Rallye a vu son copilote Monégasque Daniel Elena se blesser. Un incident qui contraint les deux acolytes à abandonner. On notera également la lourde chute du russe Kariakin Sergei chez les quads, qui lui vaudra un bras cassé. Adrien Maré lui, a pu terminer la course, non sans difficultés. Comme la veille, il a choisi de faire un arrêt de plusieurs minutes avant de repartir.

Objectif : finir l’étape

Tout avait bien commencé pour le membre de la Team Casteu Aventure. “Adrien a plutôt démarré sur un bon rythme et une bonne forme physique” pouvait-on lire sur le compte Facebook du pilote.  Mais dans la deuxième partie de spéciale, les choses se sont réellement compliqué. Le sable était un véritable calvaire. Pas évident de ne pas rester cloué. “L’exercice est devenu d’une difficulté extrême avec les nombreux enlisements et la dureté à se désensabler” poursuit le clan Maré.

A la recherche de solutions, le sociétaire du Moto Club de Monaco a fait un léger break. “Adrien a décidé, comme la veille, de prendre du recul, et de se réapprovisionner en eau auprès de l’hélicoptère présent en haut d’une dune. Cet arrêt bénéfique, lui a permis de reprendre ses esprits mais surtout de se rafraîchir.” Après cela, les choses étaient claires pour Maré. Le chronomètre n’importait plus. Son seul but était de franchir la ligne d’arrivée. Un objectif rempli par le résident monégasque. “L’étape la plus difficile du Dakar”, selon lui. Il termine 53e du jour, à 1h26’55” de l’Espagnol Joan Barreda, vainqueur de cette spéciale. Au général, cela ne bouge pas beaucoup. Adrien Maré perd 2 places et se classe 49e. Le leader est toujours le français Adrien Van Beveren.

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La montagne Bolivienne

Le Dakar 2018 vit ses dernières heures au Pérou. Au cours de cette journée, les pilotes changeront totalement de décor en roulant une grosse partie de la course aux bords des lacs. Ils côtoieront notamment les rives du fameux Titicaca. Lors des ces 313 km de spéciale, il faudra s’habituer à un nouveau facteur : l’altitude. Les coureurs entreront par exemple dans l’Altiplano bolivien qui les fera naviguer à plus de 2 500 m. Départ de la course à 8 heures, heure locale. (13 heures, heure française)

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