Loeb coupe le moteur sur le Dakar

Il avait gagné lors de la 4e journée. Son aventure s’arrête lors de la suivante. Alors qu’il faisait un bon retour au classement général, Sebastien Loeb a été contrait à l’abandon, victime d’un ensablement à deux reprises.

La décima puis au revoir.  Loeb avait remporté sa dixième spéciale sur un Dakar, en trois éditions seulement. Le pilote Français prenait ainsi la deuxième place du classement général. Une satisfaction pour lui qui vivait sûrement son dernier Dakar. Il avait lui même déclaré dans l’Equipe, que c’était “l’année ou jamais pour la victoire.” Son aventure a pris un tout autre tournant.

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Enlisé à deux reprises dans les dunes péruviennes, l’Alsacien a vu son copilote Daniel Elena se blesser au sternum et au coccyx (fracture) lors d’un choc (sur le deuxième enlisement). Le français raconte cet incident au micro de France Télévison. “Ca s'est mal passé. Les dunes sont trop molles. On n'a pas vu le trou, on a tapé fort. Terminé.” Un coup dur puisque le Monégasque était en incapacité de poursuivre la course. “Il hurle dès que je roule à plus de 30km/h” précise Loeb sur le site officiel du Dakar. “Je ne vois pas comment on pourrait continuer”, ajoute-t-il. S'il a laissé le choix de continuer ou d'abandonner à son co-pilote, Daniel Elena, pas du genre à se défiler, a finalement choisi de dire stop. “D’habitude je ne me plains pas, mais là ce n’était pas raisonnable. On fait un sport où l’on est assis. Et rester assis sur le Dakar avec un coccyx fracturé, ce n’est pas faisable.”  Un fait qui vient s'additionner à l’édition mouvementée qu’ont connu les Champions du monde de Rallye.

Loeb Elena

Coup de frein dès le départ

Il disait “ne pas vouloir perdre trop de temps au Pérou”. Cela était mal parti. Dès la première spéciale, Loeb et Elena connaissent un incident technique. Une perte de frein qui va pas mal retarder les deux acolytes. Ils finissent l’épreuve avec déjà 5 minutes de retard sur le pilote Qatari, Nasser Al-attiyah.

Voiture Loeb

Eux qui avaient la vive ambition de s’imposer sur cette édition du Dakar, n’avaient pas d’autres choix que de se ressaisir dès les spéciales suivantes. Il ne faut surtout pas laisser leurs principaux rivaux prendre leurs distances. Al-attiyah, Peterhansel, Sainz… doivent être serrés de près pour garder des chances de victoire.

Réveil en douceur

Dès le lendemain, il y a du mieux. Une 3e place sur l’étape derrière ses coéquipiers de chez Peugeot, Despres et Peterhansel. L’Alsacien reprend au passage 11 minutes au pilote Qatari qui a connu quelques difficultés ce dimanche. Loeb remonte ainsi à la 4e place du général au moment d’entamer des spéciales très techniques, aux longues montagnes de dunes.

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La 3e journée de course est une nouvelle fois correcte de la part du Français et son copilote Monégasque. Le parcours s’annonçait complexe et ils en étaient conscient.“Nous avions décidé de ne pas prendre de risques dans une épreuve piégeuse”, admet Loeb. Ils terminent certes 5es de l’étape, mais ne perdent pratiquement pas de temps sur leurs concurrents directs. Aucun problème technique n’est à déplorer, ils conservent donc leur 4e place au général. La suite, c’est une victoire mardi à San Juan de Marcona qui les font grimper jusqu’à la place de dauphin.

Maintenir la pression

Pour combler ses quelques minutes de retard sur Stéphane Peterhansel, Loeb se devait d’attaquer ce mercredi. Il devait continuer sur sa lancée pour tenter de prendre la tête du classement le plus rapidement possible. Un défi de taille quand on connaît la qualité de ses rivaux. Malheureusement pour lui, les montagnes de dunes qui le séparait d’Arequipa ne lui ont pas fait de cadeau. Cela aura été son dernier décor de l’édition 2018.

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