Les jumeaux Cornet De Ways Ruart s’imposent sur le Rallye Monte-Carlo Historique

Quelques jours après la manche d’ouverture du championnat du monde de WRC à Monaco, le rallye était encore à l’honneur en Principauté avec la 24e édition du Rallye du Monte-Carlo Historique.

Cette année, le Rallye du Monte-Carlo Historique faisait son grand retour après deux années d’absence en raison de la crise sanitaire. Avec plus de 250 concurrents engagées et réparties dans des machines de 48 constructeurs différents, les acteurs de cette épreuve avaient la possibilité de prendre le départ de la course depuis trois villes européennes : Milan en Italie, Reims en France et Bad-Homburg en Allemagne. Une caractéristique particulière marquant le retour des parcours de concentration.

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« On a voulu revenir à cette tradition historique, à l’origine le Rallye du Monte-Carlo était une concentration en Principauté qui s’éclatait ensuite vers des routes de plusieurs régions du sud de la France », avait précisé Christian Tornatore, commissaire général de l’ACM. Avec des parcours d’une distance d’environ 664 km depuis Milan, 954 km depuis Reims et 1154 km depuis Bad-Hombourg pour rejoindre Monaco, les équipes ont pu faire revivre le mythe de certaines voitures légendaires comme des Porsche, Audi, Lancia ou encore Alpine lors de 17 spéciales de régularité.

Une bataille Italo-belge pour la victoire

Après un premier regroupement des concurrents sur Monaco, les pilotes sont partis dès 6h du matin le samedi 29 janvier pour rejoindre le département de la Drôme, terre d’accueil des premières spéciales de régularité. À l’issue d’une première journée composée de quatre spéciales de régularité près du Mont Ventoux, les 24 équipes ont ensuite pris la route de l’Ardèche, lieu de départ de la plus longue spéciale de cette édition, avec exactement 42,83 km séparant La Croze et Saint-Andéol-de-Vals.

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Au fil des étapes de la première partie du rallye, les Italiens Maurizio Aiolfi et Carlo Merenda dans leur Lancia Beta Coupé de 1975 se sont construits une légère avance sur la Porsche 911 de 1965 de Philippe et Antoine Cornet De Ways Ruart. Pourtant à l’entame des deux dernières parties du rallye, les jumeaux belges n’ont pas baissé les bras et ont progressivement regagné du terrain sur la Lancia de tête en rejoignant l’Isère et des épreuves enneigées et verglacées.

Les jumeaux l’emportent en Porsche

Alors que les concurrents se rapprochaient de la principauté, les équipages encore en lice ont pu véritablement se mettre dans la peau des pilotes de WRC lors de deux spéciales de régularité reliant Sisteron et Thoard puis Rouaine et Entrevaux. Deux épreuves qui n’ont pas été choisies par hasard, puisque ces deux tracés étaient composés de plusieurs routes utilisées par le WRC quelques jours plus tôt. Village fidèle du Rallye Historique, La Turbie était bien évidemment sur le chemin des pilotes rejoignant Monaco et l’ultime manche du Turini sous condition nocturne.

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Si la bataille entre la Lancia Beta de l’équipage Aiolfi/Merenda et la Porsche des frères Cornet De Ways Ruart faisait encore rage avant la dernière étape, ce sont finalement les jumeaux belges qui se sont imposés au bout de la nuit du Turini. “C’est un grand honneur, c’était un événement avec une organisation fantastique, on s’est très bien amusé surtout après les deux dernières spéciales très intenses. Au final, on est très satisfait et très heureux”, a déclaré Philippe Cornet De Ways Ruart à l’arrivée. L’équipage belge qui succède à Henrik Bjerregaard et Jaromir Svec, derniers vainqueurs en date sur une Ford Escort RS2000 MkII de 1979, sera célébré ce mercredi soir lors de la Soirée de Gala et de Remise des Prix dans la Salle des Etoiles du Monte-Carlo Sporting Club.

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