Buemi toujours au top

Pour sa deuxième édition en Principauté, le e-Prix 2017 a vu Sebastien Buemi (Renault e.dams) signer un doublé sur le tracé monégasque. Le tout devant un large public.

Il fallait être matinal pour assister à la première séance d'essais libres du deuxième e-Prix de la Principauté. La faute à la formule de ce championnat électrique où tout se déroule sur une seule et même journée. De quoi proposer aux fans de la discipline ou aux simples amateurs de sport automobile d'articuler leur samedi autour des vrombissements silencieux de ces moteurs pas comme les autres. D'autant qu'il y avait de quoi faire en dehors du circuit et des tribunes. 

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E-Village et découvertes

Il y en avait en effet pour tous les goûts lors de ce 13 mai. Du soleil, un espace animation sur le quai Antoine-Ier, une scène où un groupe assurait le spectacle, récitant sa partition sans fausse note, des Roca Girls qui avaient quitté Gaston Médecin pour se produire à l'air libre et des curieux venus découvrir ces voitures qui ne font pas de bruit. Allianz décidait de sponsoriser un village où le Stars'n'Bars posait sa terrasse. Tout autour, une multitude de stands pour aller à la découverte de la Formula-E et des sensations qui en découlent. Ouvert au public gratuitement, ce e-Village permettait notamment de s'essayer au gyroscope où tout un chacun pouvait découvrir le ressenti en virant à 360°. Au cœur de cette caravane d'animations qui suit le chemin du championnat, un simulateur, bien entendu, où sièges baquets, volant en main et yeux rivés sur les écrans les amateurs de virtuel pouvaient s'essayer au pilotage. Mais pas que, puisque pour prolonger l'expérience pilote, il était aussi possible de s'essayer au Batak, cette machine qui permet de tester ses réflexes en suivant des points lumineux. 

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Autre attraction du village, la voiture robot, qui n'est finalement pas sortie de son garage alors qu'on l'attendait sur la piste. Un véhicule sans pilote donc, qui est capable de se diriger seul grâce à 5 radars laser, 2 radars, 18 capteurs ultrasoniques et vitesse optique. Véritable bijou technologique, ce petit bolide pouvant atteindre près de 300 km/h a attiré de nombreux curieux. 

La star, c'était bien la course

 Mais le clou du spectacle était bel et bien sur la piste. Vainqueur il y a deux ans, Sébastien Buemi (Renault e.dams) était le grand favori, d'autant qu'il arrivait à Monaco avec 4 succès en autant de courses sur le début de saison. Et comme il y a deux ans, son plus grand rival sur le tracé monégasque ne serait autre que Lucas Di Grassi (Audi Sport), dauphin de Buemi lors de la première édition. Avec quelques nouveautés programmées cette année sur le circuit urbain si atypique de la Principauté (51 tours au lieu de 47, un mur rallongé dans le virage Sainte-Dévote), les pilotes avaient de quoi faire vibrer un public venu en masse et plus bruyant que les moteurs, toujours aussi silencieux, de ces bolides électriques. 

Du côté du local de l'étape, Venturi, on visait les premières places, comme les pilotes Stéphane Sarrazin et Maro Engel l'avaient dé- claré quelques heures plus tôt lors d'une conférence de presse mise en place pour annoncer un nouveau partenaire (Farasis, spécialiste en développement de batteries au lithium). A l'issue des qualifications, Engel s'ajdugeait la 5e place sur la grille de départ tandis que Sarrazin prenait la 11e . En tête de peloton, les indéboulonnables Buemi et Di Grassi prenaient la 1ere et 2e place.

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Le Français Jean-Eric Vergnes partait quant à lui en 4e position. Et comme il y a deux ans, il n'a pas été en mesure de finir la course. Victime d'un accrochage avec Nelson Piquet Jr, le pilote Tcheetah a été contraint à l'abandon, d'autant plus qu'il s'est blessé à la main. Ils sont d'ailleurs 5 à ne pas avoir franchi la ligne d'arrivée cette année, soit deux de moins qu'en 2015. Mais personne n'a été en mesure de priver Sébastien Buemi d'une nouvelle victoire, premier donc à réaliser le doublé dans la discipline à Monaco. 

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Toujours suivi de près par Lucas Di Grassi (2e), les deux hommes ont vu un ancien de la maison Venturi prendre la 3e place avec Nick Heidfeld, aujourd'hui chez Mahindra. Engel a conservé sa 5e place tandis que Stéphane Sarrazin a terminé 15e. La prochaine édition aura donc lieu dans deux ans, et il se pourrait bien que la donne ait pas mal changé d'ici là. De nouvelles voitures devraient être en place, plus puissantes, notamment, plus performantes en autonomie, aussi, ce qui devrait permettre aux écuries de n'utiliser qu'une seule voiture en course, contre deux actuellement. Et qui sait, le prochain e-Prix de Monaco arpentera peut-être l'intégralité du circuit…

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