"M'aligner sur la grille de départ des 24 h du Mans"

Après quelques années passées en LMP3, le pilote grec Andreas Laskaratos évolue aujourd'hui en LMP2. Avec pour objectif, participer à l'épreuve reine des courses d'endurance.

Troisième avec le team ARC Bratislava en LMP2 en Australie, vainqueur de la dernière manche de l'Asian Le Mans Series en LMP3 avec l'écurie italienne Villorba Corse, l'année 2020 commence bien pour le pilote d'endurance grec Andreas Laskaratos. De bon augure pour la suite et surtout pour l'accomplissement de ses objectifs. Nous l'avons rencontré lors de son passage en Principauté. 

Parlez-nous de votre parcours ?

 Lorsque j'avais environ 10 ans, nous sommes passés devant une piste de karting lors de vacances en famille. J'ai demandé à mon père d'essayer et il m'a promis de me faire tester à notre retour. Quand je suis monté dans le kart, j'ai su que c'était ça. Ma passion pour le sport automobile est née à ce moment-là. Peu après, j'ai rejoint une équipe de karting, pour m'entraîner et participer au championnat régional, avant de passer sur des courses internationales. Par la suite, je me suis brièvement essayé à la monoplace, avant de passer dans la catégorie prototypes, où j'évolue encore aujourd'hui. 

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Qu’est-ce qui vous plaît dans l'endurance ? 

C'est vraiment un sport multidimensionnel dont j'aime tous les aspects ! Il y a une partie ingénierie et course, la préparation, la forme et l'entraînement physique, sans oublier le développement mental et personnel. Après plus de 20 ans dans ce sport, je suis toujours fasciné par la préparation mentale et l'état d'esprit qu'il faut pour participer aux championnats du monde. 

Pourquoi l'endurance, et pas une autre branche du sport auto ? 

Principalement, parce que j'ai une prédilection pour les 24 heures du Mans, que je considère comme le summum du sport auto. C'est une épreuve épuisante tant pour la machine que pour l'homme, qui doit rester au meilleur de sa forme pendant 24 heures sans interruption. Sur les courses de vitesse (hors F1), le jeu est très différent et j'ai toujours été fasciné par l'aspect endurance. De plus, être 3 pilotes dans la voiture crée une dynamique intéressante, car on apprend et on se développe toujours en comparant avec d'autres personnes évoluant dans la même configuration. 

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Vous êtes par ailleurs trader, comment vous préparez-vous ?  

La compétition me prend la plupart de mon temps depuis qu'il a été décidé que j'évoluerai à un niveau professionnel. Ma préparation est quasiment la même que pour toute autre discipline de haut niveau, avec un régime alimentaire sportif, un entraînement 4 à 5 fois par semaine et beaucoup de travail sur simulateur. Le plus difficile, ce sont mes déplacements à l'étranger pour les courses. A cause du décalage horaire, je dois rester éveillé tard ou me lever tôt pour être contact avec le bureau. Somme toute, pour pratiquer ce sport à ce niveau, il faut un fort dévouement.

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