Alejandro Agag : "Il y aura deux courses de plus en 2016"

Alejandro Agag est un homme impliqué dans le sport. Après avoir commencé en politique, il s'est tourné vers le business et plus précisément celui du sport automobile. Il est aujourd'hui le promoteur heureux de la Formula E.

Pour sa première année, la Formula E fait le plein en tribunes et dans les suffrages. Le boss de la nouvelle discipline automobile avoue même tirer un bilan "fantastique" de cette saison. Et assure au passage qu'il n'y aura pas d'écurie supplémentaire l'an prochain.

Pourquoi vous être lancé dans cette aventure ?

J'ai vu qu'il y avait une belle opportunité à saisir, un vide qui ne demandait qu'à être comblé. Le sport automobile avait besoin d'une alternative durable à ce qui existe déjà. J'étais sûr que la Formula E était la bonne idée pour remplir ce vide. 

Comment ont été définies les règles de la Formula E ?

Les règles de la Formula E ne sont pas les mêmes que celles de la Formule 1. Cependant, elles sont définies par la même entité, la FIA (Fédération Internationale de l'automobile, ndlr). Nous n'avons pas définis les règles, mais nous y avons beaucoup contribué. 

Des évolutions sont prévues au début de chaque saison. Pourquoi avoir choisi de les définir à l'avance ?

L'évolution technologique sera la clé du succès de ces voitures. Nous voulons faire de la Formula E une plateforme où cette technologie pourra évoluer. C'est pour cela que nous autorisons uniquement des évolutions sur le groupe motopropulseur. Nous voulons concentrer ces avancées sur la partie électrique de la voiture. 

Est-ce votre choix ou celui de la FIA ?

C'est une décision de la FIA, mais nous sommes d'accord avec elle sur cette stratégie. Saison par saison, les voitures pourront subir des évolutions. Cependant, il n'y en aura pas en cours d'exercice. Les voitures sont figées, homologuées, elles ne changent pas pendant l'année. Cette règle vise-t-elle un meilleur équilibre entre les écuries ? Cette année, toutes les équipes ont le même véhicule. Mais l'année prochaine, nous avons instauré une règle qui veut que les écuries dont les véhicules auront évolué devront vendre leurs voitures à deux autres écuries, et ce à bas prix. Nous ne voulons pas que toutes les voitures soient au même niveau, mais nous ne voulons pas pour autant trop d'écarts entre celles-ci.

Pourquoi avoir décidé de mettre les courses en ville et non sur circuit ?

C'est important d'amener le spectacle au plus près du public. Nous pensons que c'est un nouveau modèle, mais un modèle pour le futur. Nous voulons faire passer le message que les voitures électriques sont la solution pour les villes. Deux nouvelles étapes vont être annoncées pour la saison prochaine. Nous attendons encore l'accord final de Paris. L'autre se situera probablement en Amérique du sud.

Quelles sont vos ambitions pour la Formula E ?

Nous voulons faire de la Formula E une plate-forme pour le développement technologique des voitures électriques, mais également contribuer à changer la perception du public sur les voitures électriques. Nous voulons que les gens s'équipent de ces modèles et nous pensons que les courses peuvent aider en ce sens.

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