"Running in the rain"

Couvrir les événements sportifs à Monaco fait partie de notre pain quotidien. Mais comment les comprendre au mieux et en mesurer les difficultés quand on ne fait que les suivre ? Pour remédier à ça, j'ai décidé de tester pour vous le Monaco Run et son Herculis Relay.

Prendre part à une course. Idée saugrenue quand le simple fait de courir n'est pas un plaisir. Courir, oui, mais sur un terrain de foot, un court de tennis ou tout autre sport qui se joue avec une balle. Courir pour courir, non. Pourtant, mon partenaire Frédéric Helion (Monaco Info/Direction de la communication) et moi-même avons décidé de nous lancer sur le Monaco Run. Une idée lumineuse issue d'un pari avec quelques amis du milieu sportif de la Principauté. Nous voilà donc embarqués dans cette galère. Frédéric fera 3 km, moi 7. Et alors qu'un ami marathonien nous a préparé un programme pour réaliser un temps correct, nous ne le suivons pas du tout et arrivons plus ou moins la fleur au fusil au matin du 11 mars, date de ce Monaco Run. 

Reconnaissance

Le matin, au lever, je constate que la météo ne s'est pas trompée. On ne souffrira pas d'une éventuelle chaleur, c'est certain. J'avale un petit-dej' de champion (2 cafés et un verre de jus de pêche) et je file prendre ma voiture. Juste après avoir récupéré les dossards, j'entends, "une petite reconnaissance du parcours ?" Je me retrouve à partir en Tweezy avec Rémy Charpentier, en charge d'ouvrir la course. Je me glisse difficilement à l'arrière de ce petit véhicule électrique et me voilà embarqué sur les 7 km que je vais parcourir. Je récupère au passage de précieux conseils sur certaines portions du tracé. Où accélérer, où temporiser. Même si je sais, au fond de moi, que je serai sans doute incapable de les mettre en pratique. De retour au départ, Fred en fait de même.

Quand faut courir, faut courir

Man 6630

9 heures. Le "Run" débute dans 30 minutes. Bon gré mal gré, Fred et moi partons nous échauffer. Sous l'eau. Il était forcément écrit quelque part que le jour où je m'alignerais sur une course, les éléments se déchaîneraient sur nous. Alors qu'il se met en place pour le départ, je rejoins le point de passage de relais. J'en profite d'ailleurs pour discuter avec un des entraîneurs de l'AS Monaco athlétisme pour évoquer quelques sujets intéressants à traiter. C'est là que Paula Radcliffe arrive. Elle fait le relais avec sa fille. Une adversaire de taille compte tenu du CV de la dame. Au bout de quelques minutes, on nous demande de quitter notre place abritée pour aller nous poster sous le portique des relais. Je distingue rapidement mon partenaire au loin. Pour tout vous dire, nous avions élaboré des passages de témoin aussi sophistiqués les uns que les autres. Mais finalement, une simple tape dans la main aura fait l'affaire.

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